Créée il y a presque un an lors du dernier Salon de l’agriculture, Ferme France présentera l’avancée de son projet d’étiquetage sociétal durant le prochain SIA. Partie avec cinq membres fondateurs – Advitam, Auchan, Fleury Michon, Sodebo et Terrena –, l’association a depuis été rejointe par Système U, Sodiaal, la FNPL et, ensuite par quelque 25 autres organismes ou entreprises, de la FNP à InVivo, en passant par Soufflet ou Business France.

Une vingtaine de produits vont déjà arborer une « note sociétale », jambons (Madrange ou Fleury Michon), découpes de poulet, farines et pain, lait… Cette notation couvre six enjeux différents : environnement, nutrition et santé humaine, bien-être animal et conditions de travail, traçabilité, équité et contribution à l’économie française ainsi qu’à l’intérêt général. Leur moyenne aboutissant à cette fameuse note globale, ces derniers sont subdivisés en 180 critères donnant chacun lieu à une évaluation, une « zone digitale » sur l’emballage permettant d’accéder à ce détail.

Après le SIA, ce référentiel sera pondéré avec une valeur attribuée à chacune de ces actions après consultation de membres de la société civile (association de consommateurs, experts, etc.). Si les marques s’évaluent elles-mêmes selon cette grille, leur notation pourra faire l’objet d’un contrôle par un organisme tiers ainsi que par un « jury citoyen » qui sera constitué à partir de 2020.

« Notre ambition est que tous les produits alimentaires portent cette note, que cet indicateur passe dans les mœurs au même titre que le prix », explique François Attali, président de Ferme France. Pour comparaison, il cite l’étiquette énergétique adoptée par l’électroménager, qui s’est depuis étendue à d’autres domaines comme l’immobilier. « Ainsi, nous passerons d’une RSE d’engagements à une RSE objective fondée sur le produit », ajoute Maximilien Rouer, directeur du développement.

B. J.