Fleury Michon a annoncé le lancement d’un plan d’investissement de 120 millions d’euros sur cinq ans. Il sera réparti suivant trois axes : outils de production, innovation et numérique. 90 millions d’euros sont en effet destinés à la transformation des usines. Répartis sur l’ensemble des sites (Paso compris), ils viseront d’abord à l’optimisation des process, par exemple avec l’installation d’une nouvelle palettisation centralisée sur le site de production de plats cuisinés de Mouilleron-en-Pareds, en Vendée. Par ailleurs, des efforts seront portés sur la transition écologique, avec un objectif de 100 % d’emballages recyclables en 2025. En plats cuisinés, le développement des barquettes en bois sera accéléré. Le groupe précise qu’« une partie de ces montants sera consacrée à des investissements publicitaires afin d’augmenter la rotation de nos produits et, en conséquence, les tailles de séries dans nos usines ».

15 millions iront à la R&D et à l’innovation, en privilégiant l’origine française et la qualité des ingrédients (label rouge entre autres). Fleury Michon compte amplifier sa démarche sur le « sans nitrite », démarrée en jambon, qui sera élargie à d’autres segments et catégories. Pour le traiteur, le groupe va collaborer avec des Meilleurs ouvriers de France (MOF) afin de développer de nouvelles recettes gastronomiques.

Enfin, 15 millions seront consacrés au développement du numérique pour lequel un « chief digital officer » a été recruté. Au programme : consolider les positions de la marque en drive ou poursuivre la livraison de repas en entreprise avec Room Saveurs.

Selon Fleury Michon, ce montant de 120 millions d’euros sur cinq ans représente « une accélération de l’ordre de 15 % par rapport à une année normale », se référant à l’année 2020 où le groupe avait consacré 21 millions d’euros à l’investissement, bien que son budget ait été supérieur à 30 les deux exercices précédents. « Après deux années difficiles, nos résultats s’améliorent, estime Billy Salha, son directeur général. Nous nous donnons les moyens de relever les défis de la performance, de la transition écologique et du numérique. »

B. J.