L’emploi des additifs est à la baisse selon un rapport que vient de publier l’Anses : seuls quatre des 46 additifs les plus fréquemment retrouvés sont en hausse pour des usages spécifiques. Cette étude de l’Observatoire de l’alimentation (Oqali), opéré conjointement par l’Anses et l’Inra, dresse un état des lieux de la présence des additifs dans trente catégories d’aliments (à l’exception de la confiserie), à partir de plus de 30 000 produits collectés entre 2008 et 2016.

Durant la période 2008-2016, 78 % des produits alimentaires analysés mentionnent au moins un additif dans leur liste d’ingrédients. En revanche, seuls un petit nombre d’additifs sont fréquemment utilisés : sur environ 400 additifs actuellement autorisés, 42 sont retrouvés dans au moins 2 % des aliments et seulement huit additifs sont identifiés dans au moins 10 % des aliments.

L’utilisation des additifs dans les produits transformés a eu globalement tendance à diminuer durant la période considérée. Parmi les vingt catégories pour lesquelles des données d’évolution sont disponibles, le nombre d’aliments sans additif est en augmentation, passant de 13,7 à 18,3 % des produits depuis le début des années 2010. Cette baisse de l’utilisation d’additifs s’observe dans tous les segments de marché et pour la plupart des catégories de produits, en particulier les produits traiteurs frais (+ 13 points de produits sans additif). De plus, le nombre d’additifs différents au sein d’un même produit est en diminution.

Toutefois, parmi les 46 additifs les plus utilisés, quatre sont en augmentation : + 2 points pour les caroténoïdes employés comme colorants (E160a), + 1 point pour les carbonates de sodium (E500) utilisés comme poudre à lever, + 0,4 point pour les pectines (E440) qui servent notamment de gélifiant, + 0,3 point pour les anthocyanes (E163) utilisés comme colorants. Par ailleurs, le nombre de produits avec additif augmente significativement pour les compotes (+ 10 points), notamment du fait de l’emploi d’antioxydants tels que de l’acide ascorbique.

Ces résultats contribueront à mieux évaluer les expositions des consommateurs aux additifs alimentaires.