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Comment Kadodis cible des compétences avec le groupement d’employeurs

La souplesse des groupements d’employeurs est un atout mis en avant par Catherine Henry et Jean-Luc Connan, directrice de l’entreprise Kadodis et directeur du groupement Progressis. ALEXIS DUFUMIER

Le spécialiste normand du chocolat partage notamment son responsable qualité avec d’autres entreprises.

«En raison de notre relative petite taille, nous n’avons pas l’activité suffisante pour intégrer certains postes à temps plein comme celui de responsable qualité. Pourtant ce domaine est stratégique pour l’entreprise et nous souhaitons pouvoir travailler dans la durée sur cette thématique avec du personnel qualifié », explique Catherine Henry, directrice de Kadodis, spécialisée dans le commerce de gros de chocolats de dégustation, implantée à Saint-Lô, dans la Manche, qui compte dix permanents.

C’est sur la base de ce constat que la chef d’entreprise a cherché une solution en se rapprochant du groupement d’employeurs Progressis, présent dans 120 entreprises de Normandie avec 70 salariés, dont huit qualiticiens. Kadodis a ainsi trouvé sa responsable qualité pour environ deux jours par mois, parfois plus. « Nous comptons sur elle pour toute la partie de mise en conformité des étiquetages, la rédaction des fiches qualité et des fiches produit », témoigne Catherine Henry, qui a l’expérience des groupements d’employeurs depuis une dizaine d’années.

La souplesse apportée se retrouve également dans le mode de gestion. Le groupement est l’employeur, il supporte toutes les charges administratives et de gestion des ressources humaines. Catherine Henry apprécie l’ouverture d’esprit des profils proposés par l’association : « Nous partageons par exemple notre responsable qualité avec une entreprise d’aide à la personne. Elle travaille sur d’autres référentiels et peut nourrir l’ensemble de son travail de la richesse de ses expériences. Nous n’aurions pas eu la même polyvalence en faisant appel à un cabinet de consulting. »

Fidéliser une main-d’œuvre saisonnière

Jean-Luc Connan, directeur de Progressis, insiste sur « l’importance des plans de formation au sein du groupement d’employeurs et des échanges. Par exemple, nous incitons nos huit qualiticiens à travailler en réseau et à partager leurs compétences. Et nous suscitons l’adhésion à une forme de “culture d’entreprise” au sein du groupement ».

Pour la directrice de Kadodis, le groupement d’employeurs est aussi une solution d’avenir pour le management de la génération Y : « Le fonctionnement correspond bien à des salariés qui demandent à être toujours en évolution et en découverte dans leurs métiers. » Pour elle, le groupement pourrait être aussi, à moyen terme, un outil puissant pour mieux gérer la main-d’œuvre saisonnière. « Nous recrutons chaque année une cinquantaine de personnes pour des contrats temporaires. L’idéal serait d’en fidéliser une partie en CDI via le groupement d’employeurs, qui leur trouverait des missions pour des saisons complémentaires. Nous serions assurés de retrouver d’une année sur l’autre les mêmes personnes, formées et connaissant l’entreprise. Les clients, l’équipe, les salariés... tout le monde serait gagnant ! »

Alexis Dufumier

« Un potentiel énorme pour les groupements d’employeurs »

« Il existe à peine une centaine de groupements d’employeurs multisectoriels en France, qui emploient moins de 10 000 salariés. C’est vraiment très peu en comparaison des besoins des entreprises, estime Jean-Luc Connan, du Syndicat national des groupements d’employeurs. Nous avons le projet avec les pouvoirs publics d’une grande campagne de communication nationale afin de porter à la connaissance des entreprises, et aussi des demandeurs d’emploi, le potentiel des groupements d’employeurs. Nous visons en particulier l’agroalimentaire, un secteur clé car c’est souvent celui qui apporte les volumes d’activité permettant la création et la pérennité des groupements. »

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Cet article est paru dans RIA

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