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Dossier Coronavirus au cœur de la crise

Cloisons barrières. Afin de protéger ses salariés du risque coronavirus, la société Blue Whale a mis en place sur cette station fruitière des cloisons barrières en carton de la société Allard Emballages. Elles permettent de matérialiser les mesures de « distanciation sociale » à respecter dans les usines.

Au travers de multiples interviews et témoignages, ce dossier de « RIA » révèle la formidable capacité d’adaptation de la filière alimentaire. Ces usines, trop souvent décriées, ont su se réorganiser, en urgence, pour nourrir une population confinée.

Tenir bon ! Telle est évidemment la seule préoccupation de l’industrie alimentaire touchée de plein fouet par la crise du coronavirus. Tenir bon d’abord pour les salariés qui, pour nourrir la population française confinée, travaillent dans des conditions difficiles : peur du virus, organisation familiale, étalement des horaires afin de respecter les nécessaires mesures de distanciation, travail de nuit... Tenir bon aussi pour les industriels dont les débouchés se sont subitement­ taris, qu’il s’agisse de la restauration­ commerciale, de la vente à la coupe ou de l’exportation.

Ces chefs d’entreprise n’ont alors bien souvent comme seule échappatoire que de faire appel aux mesures de soutien mises en place par le gouvernement : activité partielle, report de charges fiscales et sociales, prêts de trésorerie (lire p.16). Tenir bon enfin pour ceux qui, clients des GMS, sont confrontés à des sur-commandes « jamais vues » pour des produits tels que la farine, les pâtes alimentaires ou les légumes secs.

L’alimentaire a répondu présent

Face à tous ces défis, l’industrie agroalimentaire et nombre de ses partenaires fournisseurs ont tenu bon. Ils ont également été au rendez-vous de la solidarité, au travers de dons de masques ou de la fabrication de gel hydroalcoolique.

Ces usines agroalimentaires, trop souvent décriées, comptent désormais parmi les derniers bastions de l’économie française encore en marche. Il faudra s’en souvenir et les pouvoirs publics devront être davantage à leur écoute pour préserver cette véritable pépite.

La Rédaction

Une baisse de chiffre d’affaires pour 80 % des industries alimentaires

Organisation du travail. Le taux d’absentéisme moyen en IAA ressort à près de 10 % des effectifs. Près d’une entreprise sur deux est concernée (le taux est alors de 20 %). Dans l’ensemble, 30 % des entreprises se disent affectées par un problème de main-d’œuvre.

Activité. Près de 80 % des entreprises anticipent une baisse de chiffre d’affaires, pouvant être supérieure à 50 % dans 26 % des cas. Plus d’un tiers estiment que la crise a déjà entraîné la fermeture de sites de production. Pour ces indus- triels, près de deux tiers des salariés de l’entreprise sont potentiellement touchés.

Production. 40 % des entreprises rencontrent­ des difficultés d’approvisionnement, notamment en terme d’emballages et de matières premières agricoles. Près d’une entreprise sur deux se trouve contrainte dans son accès au marché final (export ou encore grandes et moyennes surfaces et restauration hors foyer).

Source : consultation des entreprises de l’alimentation­ organisée par l’Ania entre les 24 et 27 mars dernier.

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