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Relations industrie-commerce

Un léger mieux qui ne dissipe pas les inquiétudes

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Publié le vendredi 19 mai 2017 - 12h16


Les négociations commerciales 2017 suscitent un bilan mitigé au sein de l'Ilec, l'Institut de liaisons et d'études des industries de consommation. « La baisse des tarifs nets des industriels s'est poursuivie », déplore Richard Panquiault, son directeur général (en photo). Cette baisse a été moindre du fait de la hausse des matières premières, mais cette dernière n'a pas été entièrement répercutée. Si 30 % des adhérents de l'Ilec ont pu passer des hausses tarifaires (contre 15 % l'année précédente), deux tiers des 70 % restants ont inversement dû consentir à des diminutions plus fortes. S'y ajoutent le « cercle vicieux » de promotions toujours plus intensives et le rôle croissant des alliances à l'achat de la grande distribution.

« La maîtrise des tarifs industriels reste une question-clé, et très franco-française », résume Richard Panquiault, « et leur dégradation continue de peser sur l'emploi ». Selon l'enquête de l'Ilec dont les 73 adhérents emploient directement 113 000 salariés, 30 % d'entre eux ont été amenés à réduire leurs effectifs et 20 % à geler des embauches. En outre, un quart des 409 sites industriels qu'ils exploitent n'a pas investi depuis trois ans, représentant un retard d'investissement de l'ordre de 200 millions d'euros. « C'est la chronique d'une obsolescence annoncée », s'inquiète Richard Panquiault.

Et de citer également la réduction du rythme des lancements de produits, voire l'ajournement d'innovations majeures, une « dépriorisation » du marché français dans les grands groupes ainsi que la dégradation du climat social dans les entreprises. Pourtant, les négociations 2017 laissent entrevoir aussi des motifs d'espoirs. Comme l'avait − un peu − noté l'Ania (voir RIA News n°653), les relations se sont améliorées sur la forme selon l'Ilec qui « salue » la charte FCD contribuant − avec la menace des assignations − à une amélioration des comportements.

Sur le plan règlementaire, sans demander de révolutionner la LME, l'Ilec en appelle toutefois à un approfondissement de la notion de déséquilibre significatif, voire à des interventions de l'Autorité de la Concurrence sur celle d'abus de dépendance économique. En échange de quoi la modification du seuil de revente à perte demandée par certains distributeurs pourrait être envisagée. L'Ilec évoque également un plafonnement à 30 % des taux de promotion. « Notre impératif commun, c'est la création de valeur », rappelle Richard Panquiault, espérant des « changements structurels » avec la nouvelle présidence qui s'ouvre.

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