Placée sous les feux de l'actualité les premiers jours du scandale de la viande de cheval, Findus est parvenue à maintenir son chiffre d'affaires en France à 195 millions d'euros (211 avec l'export), y enregistrant même une progression de 1 % en 2013. L'entreprise a compensé la chute de 17 % de ses ventes de plats cuisinés (10 % de l'ensemble) par la bonne tenue de ses autres catégories : légumes, poissons mais aussi snacks lancés il y a deux ans. Et malgré un coût du "horsegate" estimé entre 2 et 2,5 millions, elle assure avoir préservé une rentabilité positive.

"Finalement, le vrai juge de paix, c'est le consommateur", estime Matthieu Lambeaux, président Europe du Sud (un peu plus de 300 millions d'euros de chiffre d'affaires avec l'Espagne et désormais la Belgique (voir RIA News n°516) : "notre évolution montre qu'il n'a pas vu de problème avec la marque Findus". Et de se féliciter qu'elle ait atteint, en février dernier, la plus haute part de marché depuis son relancement : 8,1 % en valeur du marché des surgelés salés en cumul courant, et 8,6 % sur la période.

Pour 2014, Findus table donc sur une croissance de ses ventes de 5 % et se fixe l'objectif de doubler son chiffre d'affaires d'ici à 2018. Pour ce faire, elle devrait investir quatre nouvelles catégories. Déjà, les soupes lancées l'an dernier (voir RIA News n°486) ont atteint un niveau de 500 tonnes après quatre mois et les snacks Speed Pocket ont connu une croissance de 65 % l'an dernier. Findus développe cette gamme en la déclinant désormais en version wrap (en photo).