Avant d’inaugurer, hier, le premier E.Leclerc Relais à Paris, Michel-Édouard Leclerc avait déjà commencé l’année tambour battant. « Les E.Leclerc appliqueront les EGA et il est inutile de leur faire par avance un mauvais procès », avait-il prévenu trois jours avant la Saint-Sylvestre.

2 janvier : une signature avec Danone sous l’inspiration des EGA et distançant assez largement en ampleur les initiatives analogues menées par des concurrents comme Intermarché. « Dans le cadre des négociations 2019, E.Leclerc (via son alliance internationale Eurelec) et Danone Produits Frais ont trouvé un accord tarifaire pleinement cohérent avec les contrats pluriannuels mis en place entre Danone et les organisations de producteurs, intégrant l’évolution des coûts de production des élevages laitiers dans le prix du lait. On est loin du petit symbole avec un tel accord ! » s’est-il félicité. Alors que Danone n’a pas « communiqué » sur cette signature, MEL nous apprend que le groupe réalise plus de 200 millions d’euros de chiffre d’affaires dans ses rayons, tous produits confondus.

3 janvier : le mouvement annonce qu’il va baisser le prix de pas moins de 4 600 références à sa Marque Repère, précisant bien « à l’exception des produits agricoles ou issus de la pêche ou de l’aquaculture ». Pour Michel-Édouard Leclerc, c’est bien sûr une réponse au relèvement du SRP auquel il s’était opposé de façon virulente. Si les produits bruts ne sont donc pas touchés, le groupement va devoir diminuer ses marges pour de nombreux produits alimentaires de sa MDD, ou reprendre ainsi à des fournisseurs ce qu’il aura dû céder par ailleurs.

9 janvier : trois nouvelles signatures avec des fournisseurs. D’abord avec Orlait en lait de consommation, notamment dans le but de lancer un lait Délisse « engagé ». Puis avec Bonduelle, Cecab (D’aucy) et Conserves de France pour la mise en place de contrats dans le domaine des légumes appertisés. Enfin avec Les Celliers Associés qui inaugureront le lancement en février de la MDD Récoltons l’avenir visant à soutenir les conversions à l’agriculture biologique.

B. Jullien