Près de 200 industriels utilisent déjà le logo Nutri-Score selon Nielsen qui a analysé en détail l’évolution des ventes suivant cette notation du produit. Même si seulement 14 % des consommateurs déclarent lui accorder de l’importance, les produits censés être les plus sains grâce à leur note A ou B progressent favorablement, de + 1 % et + 0,8 % respectivement – et représentent 31 % des 92 000 références étudiées. A contrario, les produits C ou D régressent de - 1,1 % et de - 0,2 %, tandis que les E profitent de la gourmandise des consommateurs avec un + 1 %.

D’ailleurs, c’est dans les catégories sucrées qu’on recense le moins de notes A, la palme revenant en revanche à l’épicerie et au surgelé salés. Et Nielsen d’ajouter : « dans certaines catégories, la dynamique nutritionnelle est flagrante », citant l’exemple des panés traiteurs (type cordon bleu) dont les recettes A bondissent de 30 % et les B progressent de 8 %, au détriment des autres notes. Le panéliste observe la même tendance en jambon cuit. Ces croissances sont toutefois à nuancer, provenant sans doute en bonne partie des évolutions de gammes réalisées par les industriels pour améliorer leur notation.

Il est donc logique que le Nutri-Score continue de faire des émules. Récemment, St-Hubert s’est félicitée d’être « la première marque de matière grasse à tartiner » à l’arborer sur plusieurs emballages… avec une note C – mais ce serait la meilleure note possible actuellement pour un corps gras – ou D, – ces derniers pouvant aller jusqu’à E. Sa gamme de desserts végétaux affiche A ou B.

Autre exemple, Findus se félicite – « tous les feux sont au vert » ! – que ses références Croustibat présentent majoritairement une note A, ou sinon B, dans un univers des poissons panés surgelés souvent suspecté des pires turpitudes nutritionnelles. Récemment, Carrefour a annoncé son intention d’adopter le Nutri-Score sur 7 000 produits MDD d’ici à 2022, suivant les traces ouvertes par Auchan, Leclerc, Casino ou Intermarché.

B. J.