Regroupant Gabriel Boudier, Edmond Briottet, Lejay-Lagoutte et l’Héritier-Guyot, le Syndicat des fabricants du cassis de Dijon a, pour la première fois, élu une femme à sa présidence : Claire Briottet (en photo) qui codirige la maison qui porte son nom. Elle va devoir régler notamment deux dossiers à l’international.

Premièrement, le syndicat doit veiller à la sauvegarde de son cahier des charges et de son indication géographique. L’INAO l’a ainsi alerté du dépôt d’une marque « Dijon » dans la classe des vins et spiritueux en cours de réalisation par une entreprise chinoise. Le maire de la ville a déjà alerté le ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation. Les opérateurs français pourraient réclamer que leur indication soit protégée en Chine.

Secondement, un nouveau risque de ce type s’annonce au Japon également. Ce pays affectionne particulièrement la Crème de Cassis de Dijon dont il absorbe 2,5 millions de bouteilles, soit 30 % de la production du syndicat. L’INAO a déjà proposé à la Commission européenne que le Cassis de Dijon figure dans la liste de l’accord de libre-échange avec le Japon, ce que ce dernier doit toutefois accepter.