En volailles, malgré une consommation française en retrait de 1,8%, le groupe maintient une progression de ses volumes de 6,8% et de son chiffre d’affaires de 5,8%, inférieure en valeur du fait d’un accroissement des promotions. Ses ventes progressent de 2% en GMS, mais il profite surtout de sa percée en RHD et en PAI (+10%) qui représentent désormais 35% de l’activité volailles, ainsi qu’à l’export (+12,1%, à 15%).

En produits traiteur, les ventes sont également bien orientées, avec une croissance de 6% des volumes et de 7,4% du chiffre d’affaires. Mais LDC subit la forte hausse des matières premières (beurres et fromages notamment) : alors que son impact est évalué à 4 millions d’euros sur ces six mois, « nous n’avons pu en répercuter le moindre centime », regrette Denis Lambert, président du directoire. La marge opérationnelle courante de la branche est alors passée de 2,4% à 1,8%, entraînant une baisse de 0,3 point au niveau du groupe, à 5% du chiffre d’affaires.

Toutefois, LDC amplifie sa politique d’investissements industriels, avec un budget de 200 millions d’euros sur l’exercice 2017-2018, contre 160 l’année précédente. Une extension d’Agis est en cours (voir RIA News n°678) et le groupe réfléchit à la construction d’une troisième usine dédiée aux PAI de volailles. Par ailleurs, LDC va lancer une gamme de volailles, Grain de Nature, spécialement destinée aux circuits de magasins biologiques. Reste l’international, alors que l’activité polonaise poursuit son redressement. Regrettant que son offre sur Moy Park n’ait pas été retenue (voir RIA News n°674), LDC désire toutefois faire progresser son poids, export compris, de 17 à 25% d’ici à 2025.