L’Ania vient de publier son manifeste « 1 000 jours pour manger mieux ». Il intervient deux ans après la consultation citoyenne qui avait donné lieu à l’édition du « pacte alimentaire ». Cette démarche de « progrès continu » sera poursuivie à la fin du mois d’octobre par la mise en place d’un plan détaillé assorti d’objectifs chiffrés. Elle repose sur quatre axes ambitionnant de répondre aux attentes fortes de la société.

- L’accélération de l’optimisation de la qualité nutritionnelle des produits et le travail sur les portions.

- La contribution active à la mise en place d’une économie plus circulaire.

- La garantie de la traçabilité et de la sécurité des aliments ainsi que l’amélioration de l’information des consommateurs.

- L’engagement aux côtés des filières agricoles françaises visant à construire des modes de culture et des conditions d’élevage plus durables.

Parmi les réalisations qui devraient en découler, on remarque, entre autres, la création d’un fonds d’orientation pour l’amélioration des recettes qui permettrait notamment d’aider les PME dans leurs formulations, parallèlement à leur accompagnement dans la mise en place du Nutri-Score, ou la mise en place d’une base de données complète d’informations sur les produits, ouverte à tous sur le Cloud, en collaboration avec le Fonds français pour l’alimentation et la santé et GS1.

« Nous n’expliquons pas assez ce que nous faisons, explique Jérôme François, directeur général marketing de Nestlé France et vice-président de l’Ania. Avec ce manifeste, nous nous tournons vers l’avenir, la symbolique des 1 000 jours le plaçant à la fois dans la durée et dans une certaine urgence. »

« Alors que bon nombre d’entreprises agroalimentaires travaillent à l’amélioration de la qualité de leurs produits, il nous faut contrer le food bashing qui sévit en France », affirme Jean-Philippe Girard, président de l’Ania. Il va d’ailleurs céder son fauteuil au printemps, le président d’Eurogerm entendant se consacrer davantage à ses nouvelles missions de président du Comité stratégique filière alimentaire du Conseil national de l’industrie (CNI) et de fédérateur agroalimentaire du commerce extérieur. Prenant un peu de champ (voir en rubrique « Ils bougent »), le patron de Nestlé France, Richard Girardot, va se présenter à sa succession au mois de juin.

Télécharger le manifeste.