Intermarché se lance à son tour dans le « bien manger » en inaugurant son opération « 250 prix en baisse pour mieux manger », après Carrefour ou Système U. Permanente, elle concernera 250 produits sous MDD proposant « une amélioration nutritionnelle » (sans « E », sans huile de palme, sans nitrite…), ou un « label » (bio, Bleu-Blanc-Cœur, label rouge, AOP-IGP…) ou encore une démarche de production (MSC, sans antibiotique, plein air…).

Alors que sa grande sœur Leclerc marque le pas, l’enseigne d’indépendants compte poursuivre les gains de parts de marché enregistrés depuis plusieurs mois : de 14,3 % en 2017 à 14,7 % en septembre dernier (rayons traditionnels compris). « L’enseigne a trouvé son public en affirmant son positionnement réellement différenciant de producteurs et commerçants », résume Thierry Cotillard, son président. Désormais, son objectif est d’atteindre les 15 % en 2019. Réalisée aux deux tiers en fond de rayon, « notre croissance est saine, ajoute-t-il, et ce n’est pas parce qu’on a fait une promo très agressive sur une grande marque », évoquant les - 70 % pratiqués sur le Nutella en début d’année.

De promotion, toutefois, il est de nouveau question : après avoir instauré une mécanique de fidélisation de - 5 % sur les fruits et légumes et le bio (doublée à 10 % après quatre passage mensuels), l’enseigne va combiner avantages tarifaires et discours sur les produits. S’apprêtant à fêter ses cinquante ans l’an prochain, après la promulgation de l’ordonnance sur la limitation des promotions, Thierry Cotillard promet « une dynamique commerciale comme jamais… d’autant que la loi ne nous interdit pas de la réinventer ».

B. J.