La viande de veau connaît une baisse de son activité de 35 % selon Interbev, en raison notamment de l’arrêt de la restauration commerciale qui représente plus de 20 % de ses débouchés. Les veaux devant être abattus avant d’avoir atteint huit mois, la consommation des semaines à venir est un enjeu crucial. Les entreprises du secteur proposent à la grande distribution de pallier les difficultés de ses propres ateliers en lui fournissant des découpes ou des produits élaborés en UVCI.

Alors que le foie gras affiche un recul de 30 %, le Cifog avait appelé les enseignes à le mettre en avant, ainsi que le magret ou les confits, durant les fêtes de Pâques, de ne pas renoncer aux opérations déjà programmées voire de mener des actions de promotion d’urgence. Il réclamait aussi une meilleure présence dans les circuits de proximité et l’offre du drive. D’autres filières se sont d’ailleurs manifestées avant Pâques : agneau français bien sûr, mais également chevreau, ou les volailles, l’Anvol mettant en avant la pintade, le canard ou la caille.

Reste la question des produits sous appellation, fromages en tête. Les cinq AOP d’Auvergne tiennent à faire savoir que ses fromages « se conservent tous plusieurs jours voire plusieurs semaines ». Alors que le Cnaol s’en était inquiété, Intermarché a décidé de soutenir la consommation de fromages de terroir : une première opération a été menée cette semaine sur la tomme de Savoie de la Fromagerie de la Tournette puis pour le reblochon de Pochat & fils. Leurs produits sont vendus au prix minimum légal (prix d’achat majoré de 10 % depuis la loi Egalim).