Lors de son assemblée générale la semaine dernière, l’Ania a reçu la démission de trois syndicats de l’Adepale : la Fédération des industries des aliments conservés (Fiac), les Entreprises du traiteur frais (ETF) et les Entreprises des glaces et surgelés (EGS). En outre, la Fédération nationale des légumes secs (FNLS) a démissionné à titre conservatoire. Ces défections succèdent à celles de la Fédération des entreprises de boulangerie (FEB) et de la Fédération française des spiritueux (FFS).

L’augmentation de cotisations demandée par l’Ania en serait la première cause. Mais la gouvernance de l’association ainsi que la place accordée aux PME figureraient également dans les griefs qui lui sont opposés. L’Ania a déjà connu de telles tensions par le passé, avec des allers-retours de certaines fédérations ou les critiques récurrentes sur la prédominance supposée des grands groupes dans ses décisions.

Élu en 2018, Richard Girardot, patron de Nestlé France, avait pourtant, de son propre aveu, « fait campagne » auprès de l’ensemble du tissu agroalimentaire français. La question de sa réélection, s’il se représente l’an prochain, s’annonce délicate. En outre, l’Ania risque de se trouver confrontée à de sérieuses difficultés de trésorerie à la suite de ces départs.

B. J.