Danone a vu ses ventes diminuer de 1,1 % au premier semestre en données comparables (-3,6 % avec les effets périmètre et devises) et son résultat opérationnel courant, de 8,7 %, sa marge perdant 1,2 point à 14 % du chiffre d’affaires. Ses volumes sont pourtant restés à peu près stables mais l’effet mix a engendré une légère dévalorisation. C’est naturellement au deuxième trimestre que la baisse a été la plus forte : - 5,7 % en données comparables, dont -3,5 % en Europe et en Amérique du Nord et - 8,2 % dans le reste du monde après l’expansion du Covid-19, en Amérique latine notamment. En termes de produits, ce sont en fait les eaux qui entraînent les ventes à la baisse (- 19,1 %) sur le semestre tandis que les produits laitiers et végétaux restaient en hausse (+ 3,1 %). Danone précise n’être pas « en mesure de fournir une mise à jour de ses perspectives financières pour l’année 2020 ».

Ce qui n’est pas le cas de Pernod Ricard qui a revu ses objectifs au milieu de l’été… mais pas dans le sens redouté. Alors qu’il envisageait une baisse de 20 % de son résultat opérationnel courant dès la fin mars, son hypothèse a été redressée à - 15 %, notamment grâce à « une meilleure résilience du off-trade (commerce de détail), en particulier aux États-Unis et en Europe de l’Ouest », et « à une forte discipline sur les coûts ».

Bel a publié un chiffre d’affaires semestriel en hausse de 4,8 % au premier semestre 2020 (+ 4,3 % hors effet devises) et, même, de 38,6 % de son résultat opérationnel courant, fruit de son « plan de transformation » démarré fin 2018. Au deuxième trimestre, ses ventes ont certes diminué de 3,3 % sur les marchés « matures » mais restaient en croissance de 3,7 % sur les nouveaux territoires, donnant une baisse globale de 2,2 %.

Avec un exercice 2019-2020 clos au 30 juin, Bonduelle a enregistré une hausse de son chiffre d’affaires annuel de 1,4 % à changes et périmètre constants, à 2,85 milliards d’euros. En revanche, le quatrième trimestre de cet exercice (mars à juin) a connu une baisse de 6 % sous l’impact de la crise. Le groupe note également « un mix défavorable des ventes », entraînant aussi des surcoûts de stockage en surgelés et des pertes matières en frais. Résultat : il n’atteindra pas ses objectifs de rentabilité sur cet exercice.

Les premiers impacts de la crise ont été particulièrement « significatifs » pour Fleury Michon mais « tant positifs pour certaines activités que négatifs pour d’autres ». Si son chiffre d’affaires progresse de 8 % sur ces six mois (+ 4,1 % à périmètre constant), il augmentait de 11,5 % pour le pôle GMS France, ses charcuteries et surimi (MDD comprises) ayant profité du confinement. En revanche, ses pôles international et ventes avec services (12,1 % de l’ensemble seulement) ont connu une chute de 60 % chacun au cours du deuxième trimestre. Fleury Michon estime que sa marge opérationnelle va s’améliorer par rapport à 2019, soutenue également par la stabilisation des cours des matières premières.

B. J.