Dans sa dernière note de conjoncture datée du mois de décembre, l'Association nationale des industries alimentaires dresse un premier bilan de l'année 2015. Mauvaise nouvelle, certaines faiblesses structurelles des IAA s'intensifient. C'est le cas de l'exportation, notamment. Si le solde commercial global reste, certes, « largement excédentaire » (voir RIA News n° 601), l'Ania remarque qu'un déficit se creuse hors tabac et boissons. En outre, malgré l'effet du CICE et la baisse du prix du pétrole, « les marges restent à un niveau très faible » et l'investissement, « à l'arrêt ».

Pourtant, l'association perçoit quelques « signaux favorables » : retour à la croissance de la production alimentaire (+ 0,8 % au mois de novembre, sur un an) après trois années de baisse et reprise des créations d'emplois (près de 2 500 durant les neuf premiers mois de l'année). Reste la consommation, dont la reprise en 2015 s'avère plus fragile que pour d'autres secteurs, en dépit de la guerre des prix en grande distribution. Ce qui « tend à prouver que la faiblesse persistante de l'inflation alimentaire ne stimule pas la consommation », note – une nouvelle fois – l'Ania.