Lactalis : vers un redémarrage de la tour n° 2 ?

Le 01/02/2018 à 14:42  

Le groupe Lactalis vient de confirmer par voie de communiqué de presse que « la souche de Agona à l’origine de la contamination de 2017 [Ndlr. sur le site de fabrication de poudre infantile à Craon] est bien la même qu’en 2005 », ainsi que « RIA » le suggérait dans son article du

Les investigations menées par l’entreprise convergent et attestent de la présence de la bactérie dans les infrastructures de la tour numéro 1, de manière confinée, sans se développer du fait des barrières sanitaires et procédures mises en place. Le communiqué précise également : « L’accident s’explique par des périodes de travaux successives à partir du début 2017, lors du démontage de cloisons et de la réfection des sols dans le bâtiment. » La salmonelle aurait donc été « libérée » par ces travaux et se serait développée dans plusieurs endroits de la tour n° 1, en dépit de plans de contrôle et de confinement des espaces en travaux.

En conséquence, la société annonce « l’arrêt de l’activité de la tour n° 1 pour relancer l’activité de manière sûre et sécurisée ». Elle s’engage également à « tout faire pour que les salariés concernés puissent bénéficier d’une proposition de mobilité dans l’un des sept sites industriels et logistique du groupe, situés dans un rayon de 50 km ».

Alors que dans une interview aux « Échos », Emmanuel Besnier indique que « la crise va coûter des centaines de milliers d’euros au groupe », Lactalis précise : « Cet arrêt de la tour n° 1 ne signifie en rien le retrait du groupe du marché de la nutrition infantile. »

« Dans les prochaines semaines, nous allons partager avec les autorités un plan de redémarrage de la tour n° 2 et des lignes de conditionnement. En parallèle, nous travaillons dès à présent à un projet de construction d’une nouvelle installation », conclut le communiqué.

Enfin, dans son communiqué, le groupe Lactalis pose la question de l’efficacité de ses contrôles et des analyses réalisées par un laboratoire extérieur.

Il indique donc : « Toutes les analyses sur les produits finis sont systématiques et libératoires : elles concernent chacun des lots avant commercialisation et sont intégralement réalisées par un laboratoire extérieur indépendant. Jusqu’aux alertes du 1 décembre, nous ignorions la contamination de certains des produits fabriqués à Craon. Nos contrôles renforcés depuis cette date et nos investigations pour comprendre les causes révèlent que notre plan de contrôle doit être amélioré. Conformément à nos engagements, un plan d’actions sera présenté aux autorités. »

« Ce questionnement sur l’efficacité de nos contrôles est nécessaire, tout comme l’est la question de la sensibilité des analyses confiées au laboratoire extérieur. En effet, à date, nous ne savons pas expliquer, en ayant réalisé près de 16 000 analyses sur les produits finis en 2017, toutes conformes, avoir appris par les autorités sanitaires la contamination de nourrissons par nos produits. »

« Nous nous attachons donc aujourd’hui à comprendre pourquoi ces milliers d’analyses systématiques, couvrant tous les lots, n’ont pu identifier la présence et la progression de la salmonelle Agona. Si les analyses des produits finis avaient révélé la présence de salmonelle Agona, nous n’aurions bien évidemment pas commercialisé les produits et nous aurions évité la crise. »

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