L’Anses met en garde contre certains effets de la spiruline

Le 09/01/2018 à 14:59  

Des signalements d’effets indésirables susceptibles d’être liés à la consommation de compléments alimentaires contenant de la spiruline ont conduit l’Anses à évaluer les risques associés à la consommation de ce type de produits. Dans les cas remontés à l’agence, les doses consommées ne sont pas connues avec précision et les effets sont très variés : troubles digestifs, allergie, atteintes musculaires ou hépatiques... Au regard des études disponibles, la spiruline ne semble pas présenter de risque sanitaire à de faibles doses (jusqu’à plusieurs grammes par jour chez l’adulte). Néanmoins, les effectifs des études épidémiologiques disponibles sont trop faibles pour mettre en évidence des effets rares tels qu’une hypersensibilité individuelle. Les produits contenant de la spiruline peuvent en revanche être contaminés par des cyanotoxines (microcystines notamment), des bactéries ou des éléments traces métalliques (plomb, mercure, arsenic). Au regard de ce risque, l’Anses insiste sur l’importance de la maîtrise de la qualité des eaux de production de la cyanobactérie spiruline et de la maîtrise des procédés d’obtention de celle-ci par les fabricants.

L’agence estime utile de mener une expertise afin d’établir un seuil en microcystines pour les compléments alimentaires contenant de la spiruline en tenant compte des autres apports alimentaires de microcystines et de la dose journalière tolérable (DJT) de 0,04 µg/kg/j fixée par l’OMS pour une exposition chronique. Par ailleurs, au regard de cette DJT, l’Anses juge nécessaire de réévaluer la limite en microcystines fixée à 1 µg/g pour les compléments alimentaires contenant de l’algue Klamath.

Enfin, elle souligne l’intérêt de mettre en œuvre une coopération internationale pour la surveillance des effets indésirables associés à la consommation des compléments alimentaires.

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