Kronenbourg accueille de nouvelles expertises brassicoles

Le 08/12/2021 à 9:29

Obernai (67) Le brasseur alsacien présente les premières réalisations de son plan de modernisation de 100 M€.

Le contexte

La filiale française du brasseur danois Carlsberg vient de dévoiler les premiers investissements de son vaste plan de modernisation de 100 M€. Présenté en 2018 et retardé en raison de la pandémie, il vise à accroître les capacités de la brasserie Kronenbourg d’Obernai, dans le Bas-Rhin, et à accompagner l’évolution de son portefeuille pour les trois tendances les plus porteuses, les bières de dégustation, les aromatisées et le sans-alcool, qui représentent plus d’un tiers de ses volumes, contre 10 % il y a dix ans.

Le Projet

Plusieurs technologies brevetées par le groupe viennent d’intégrer la brasserie. Un équipement de houblonnage à froid (« dry hopping ») a été installé. Cet investissement de 5,5 M€ offrira une extraction optimale des arômes du houblon, infusé à froid en fin de fermentation pour les bières de type IPA. Déjà déployée dans trois brasseries du groupe en Europe, cette installation (équipements Y Tron) assure un broyage sous vide des pellets de houblon (jusqu’à cinq houblons différents en automatique). La ligne est en mesure d’ajouter jusqu’à 2 t de houblon par batch de 2 000 hl. Après infusion, la bière est centrifugée (équipement GEA) pour lui donner sa transparence finale. La première bière à bénéficier de cette technologie sera la 1664 Créations Hoppy Lager, jusqu’ici brassée en Suisse. Obernai vient aussi de prendre livraison de deux nouveaux tanks de fermentation inédits (équipements Ziemex, intégrateur Esau et Hueber). D’une capacité unitaire de 2 000 hl, ils renforcent le parc des 53 fermenteurs déjà en place. Leur installation a nécessité un investissement de 2,4 M€. Ils seront rejoints dès l’an prochain par trois autres fermenteurs de ce type. Outre une gestion de la température à 0,1 °C, ils sont équipés d’un système d’agitation novateur. De nombreux capteurs permettent un pilotage en temps réel des différents paramètres de la transformation, ce qui garantit une meilleure reconduction de la production.

L’environnement

Autre chantier, la consommation d’eau. Pour la première fois en 2020, la brasserie est passée en dessous du seuil des quatre litres pour produire un litre de bière. En 2021, la quantité est même de 3,76 l, soit une baisse de 20 % en quatre ans. Cette performance est le fruit d’optimisations à toutes les étapes de la production : nettoyage en place (160 000 m 3   d’eau économisés l’an dernier), récupération de la vapeur d’eau lors du brassage (12 000 m 3 ), recyclage des eaux de refroidissement des centrifugeuses (60 000 m 3 ), optimisation des pousses entre les productions (85 000 m 3   en 2022). Entre 2018 et 2022, la brasserie aura investi 1 M€ dans ces divers chantiers d’économie.

 

François Biaggini

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