Qu’attendre de 2022 ?

Le 13/01/2022 à 9:08

Sept événements, au moins, qui ont marqué l’année 2021 connaîtront sans doute des suites cette année.

Les relations commerciales. La première loi Egalim n’a eu qu’un impact modéré sur les tensions dans les négociations et la pression sur les prix de vente. Le rapport Papin a débouché sur la proposition de loi Besson-Moreau qui sanctuarise le prix des matières premières agricoles. Egalim 2 réussira-t-elle là où toutes les lois précédentes ont échoué ? Alors que les cours flambent, les industriels risquent d’être encore plus sous pression cette année.

Le feuilleton Danone. Après l’entrée de deux fonds dans le capital du groupe, Emmanuel Faber a finalement été évincé de la présidence de Danone. L’arrivée aux commandes d’Antoine de Saint-Affrique ne semble pas modifier en profondeur les choix stratégiques de son prédécesseur. Mais il doit en outre retrouver une dynamique marketing et la rentabilité attendue de ce type de multinationale.

L’essor du végétal. Outre les nombreuses initiatives de start-up en tous genres, les grands groupes entendent ne pas passer à côté de la vogue des alternatives végétales. Après le lancement de Violife par Upfield, Bel a lancé sa gamme de « fromages » végétaux sous la marque Nurishh. Nestlé n’est pas en reste, par exemple avec le lancement de la boisson Wunda. Cet essor va-t-il finir par déstabiliser les marchés des produits animaux ?

La diversification. Star des années 1990, le concept revient à la mode, bien que de façon plus discrète. Ferrero en constitue le cas d’école avec ses développements dans les biscuits, les glaces, la BVP ou les tablettes de chocolat. On remarque aussi l’intérêt des marques de boissons pour les energy drinks (PepsiCo, Perrier…) ou de spiritueux pour les hard seltzers (Pernod Ricard).

La pâte à tartiner. La chasse gardée de Nutella, du même Ferrero, fait depuis longtemps l’objet de convoitises concurrentes. L’an dernier, Nestlé Dessert, Michel et Augustin ou Andros se sont aussi lancés dans cet univers.

L’information sur les produits. Bien qu’entré dans les mœurs, le Nutri-Score fait encore débat alors que l’étiquetage environnemental est en gestation. L’indication de l’origine des matières premières reste aussi en question. Tandis que les applications de type Yuca font désormais partie du paysage, les industriels parviendront-ils à faire d’Universalim, la base de données lancée par Numalim, le juge de paix en la matière ?

L’influenza aviaire. Enième retour du virus véhiculé par les oiseaux migrateurs à la mi-décembre 2021. L’industrie du foie gras est la plus touchée, mais les mesures de prévention décrétées pour lutter contre sa diffusion dans l’ensemble des élevages de volailles sont contestées. L’aviculture vit désormais « avec le virus ».

B.J.

Voir aussi : Bilan des opérations 2021

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