Promesses et limites de la Foodtech européenne

Le 24/10/2018 à 15:10  

Selon une étude réalisée par DigitalFoodLab en partenariat avec Sopexa et Vitagora notamment, 4,2 milliards d’euros ont été investis en Europe dans la Foodtech entre 2014 et 2018 à la faveur de 999 levées de fonds. Il se crée près d’une start-up de ce type par jour sur le vieux continent. Toutefois, 60 % de cet investissement (2,5 milliards d’euros) sont concentrés sur trois grands noms de la livraison : les allemands Delivery Hero et Hello Fresh ainsi que l’anglais Deliveroo.

En outre, la Foodtech européenne ne représente que 16 % des investissements mondiaux dans ce domaine, alors que les IAA européennes pèseraient 25 % du marché mondial. 37 % des opérations sont le fait de la livraison et du e-commerce, 20 % de la restauration, 18 % de l’AgTech, 17 % de la Foodscience, 5 % de médias et 3 % de sites de coaching.

Par ailleurs, l’Allemagne et le Royaume-Uni accaparent 63 % des montants investis, la France ne se situant qu’au quatrième rang européen. Toutefois, en dehors des trois grandes opérations citées plus haut, c’est en France qu’ont été réalisées le plus grand nombre de levées (176) mais d’une valeur inférieure à la moyenne, contrairement à l’Allemagne : « beaucoup de start-up et peu d’argent à Paris, peu de start-up et beaucoup d’argent à Berlin », résume Matthieu Vincent, co-fondateur de DigitalFoodLab.

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