Ne les appelez plus « steak » !

Le 06/07/2022 à 15:22

Les appellations traditionnellement associées aux produits carnés sont interdites aux alternatives végétales. Toutefois, cette mesure ne vaut que pour l’Hexagone.

La publication du décret du 29 juin 2022 « relatif à l’utilisation de certaines dénominations employées pour désigner des denrées comportant des protéines végétales » a logiquement suscité une grande satisfaction au sein des filières animales (Interbev, Anvol, Inaporc, CNPO, FNSEA…).

Il interdit « d’utiliser, pour désigner un produit transformé contenant des protéines végétales :
1° Une dénomination légale pour laquelle aucun ajout de protéines végétales n’est prévu par les règles définissant la composition de la denrée alimentaire concernée.
2° Une dénomination faisant référence aux noms des espèces et groupes d’espèces animales, à la morphologie ou à l’anatomie animale.
3° Une dénomination utilisant la terminologie spécifique de la boucherie, de la charcuterie ou de la poissonnerie.
4° Une dénomination d’une denrée alimentaire d’origine animale représentative des usages commerciaux. »

Toutefois, il déroge à cette interdiction pour les denrées alimentaires d’origine animale contenant des protéines végétales dans une proportion déterminée « lorsqu’une telle présence est prévue par la réglementation ou mentionnée dans la liste annexée au décret ainsi que pour désigner les arômes ou ingrédients alimentaires possédant des propriétés aromatisantes utilisées dans des denrées alimentaires ».

Reste que cette nouvelle obligation ne vaut que pour la France, alors que l’Union européenne n’a pas choisi une telle restriction pour les viandes, la réservant aux seuls produits laitiers. Conséquence qui inquiète déjà les professionnels des filières carnées : elle ne s’appliquera pas aux produits importés de l’UE. Ce n’est donc qu’une étape, nuancent les interprofessions : il reste au gouvernement français de convaincre à Bruxelles.

Consulter le décret.

B. J.

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