L'information nutritionnelle colorielle franchit une étape

Le 28/08/2015 à 10:14  

Saisi par la Direction générale de la santé pour la préparation des textes d'application de l'article 5 du projet de loi de modernisation de notre système de santé (PLMSS), reprenant la méthode dite 5-C. Fondée sur les critères de la FSA (Food Standard Agency), elle propose .

Ce système a également reçu les faveurs d'une étude publiée par l'équipe de recherche en épidémiologie nutritionnelle (Inserm, Inra, Cnam, Paris 13) dans la revue scientifique sur la base d'une enquête réalisée auprès de plus de 14 000 adultes participant à NutriNet-Santé. (...), y compris chez les individus ayant une alimentation plutôt “défavorable” sur le plan nutritionnel », affirme son communiqué.

Comme lors de l'ouverture du débat sur ce projet de loi (), reposant sur un code de couleurs et une approche médicalisée de l'alimentation ». Mais la messe est dite, semble-t-il. Selon Serge Hercberg, président du PNNS et auteur du rapport qui a relancé cette idée, l'intérêt de ce dispositif sera, plus que de hiérarchiser les catégories de produits – et donc d'en discriminer certaines selon l'Ania –, de favoriser les meilleurs produits au sein d'une même catégorie et, du fait de la concurrence, de tirer ainsi le marché vers le haut.

Ce fameux article 5 prévoit de compléter le règlement européen Inco du 25 octobre 2011 par « des graphiques ou symboles », comme l'article 35 de ce règlement en ouvre la possibilité. À l'époque, selon certains, la pression des industries agroalimentaires avait permis d'écarter l'imposition d'un tel étiquetage coloriel en en reportant l'initiative aux États membres.

Le système 5-C (en haut à droite) semble s'imposer... Reste peut-être un débat sur le choix des couleurs.

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