Les leçons de 2019 pour l’agroalimentaire

Le 09/01/2020 à 9:50

En 2019, une bonne partie de l’attention a été accaparée par entrée en vigueur un peu tardivement. Les effets de cette dernière n’ont pas été à la hauteur des résultats escomptés et 2020 constituera sa véritable . De fait, les tensions commerciales n’ont pas diminué bien que des accords, surtout dans les produits laitiers, aient marqué quelques avancées des distributeurs en matière contractuelle.

Ces derniers ont eu à affronter une recrudescence des sanctions à leur égard : Leclerc notamment, ainsi que son ex-centrale européenne Eurelec, Intermarché également, ainsi que l’alliance qu’il avait un temps élaboré avec Casino. Notons toutefois que le groupe d’indépendants a été blanchi par la justice de la fameuse assignation Novelli, tandis que Leclerc conteste la décision de la Commission européenne. Plus généralement, alors que les groupes intégrés – Carrefour, Casino ou Auchan – se retrouvent en difficultés, les obligeant à des restructurations plus ou moins drastiques.

Certains secteurs de l’industrie agroalimentaire ont également Cela a surtout été le cas de l’industrie sucrière avec Saint Louis Sucre et Cristal Union qui ont décidé chacun de fermer deux usines : . Mais cela l’a aussi été pour d’autres entreprises comme Savencia avec l’annonce de trois fermetures de sites, Elivia, de deux, ou Delpierre, d’une. Dans le petfood, Nestlé Purina Petcare ou Neovia ont décidé des baisses d’effectifs non négligeables.

Si les difficultés du marché intérieur ont globalement perduré, En 2018, les exportations agroalimentaires n’avaient progressé que d’un petit 0,1 %, entraînant une baisse de l’excédent français de 5,1 %. Sur les six premiers mois de l’année 2019, redressant le solde commercial agroalimentaire de 10,3 %. Les vins et spiritueux restent de loin la principale force hexagonale. Le secteur porcin a retrouvé une position excédentaire grâce à l’impact de la peste porcine africaine sur les importations chinoises. Mais de nombreuses filières demeurent dans une situation préoccupante.

En dehors des contraintes économiques, l’agroalimentaire français entre progressivement dans ce qu’il est désormais convenu d’appeler souvent sous l’impulsion de la grande distribution qui y voit son avenir commercial. Outre l’essor continu du marché bio qui dépasse les 10 milliards d’euros de chiffre d’affaires, la vogue végétale est devenue une véritable vague. et, déjà, d’autres indications s’invitent sur les étiquettes, à commencer par celle de l’origine, mais également concernant le . Tandis que, avec Carrefour et Nestlé notamment, la .

Les fameuses « attentes sociétales »
le dispositif actuel des dates de péremption
les nitrites deviennent une grosse épine dans le pied des charcutiers.

B. J.

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