Le snacking porté par l’hybridation

Le 14/03/2019 à 12:00  

En avant-première de son édition 2019, les 1 et 2 avril, le Sandwich & Snack Show a dévoilé les éléments d’une étude réalisée par CHD Expert : « speak snacking ». D’après diverses enquêtes du cabinet d’études spécialisées, le snacking – qu’il s’agisse de restauration rapide, d’achats nomades en GMS ou en boulangerie, etc. – représente 59 % des déjeuners et dîners pris hors du domicile. Nicolas Nouchi, directeur général d’Insight CHD Expert, explique : « le snacking n’est pas qu’un mode d’alimentation ; il est à la convergence entre des produits, des lieux et des instants, des codes et des comportements ».

En restauration rapide, il pèse 19 milliards d’euros, contre 7,3 en 2007 pendant que son nombre d’établissements passait de 24 à 41 000. Si Paris reste la figure de proue du phénomène avec 88 points de vente au kilomètre carré, les grandes villes de Province suivent le mouvement : Lyon, 31 points de vente au km, Lille, 18, Bordeaux, 17, Nice, 14… Côté instants de consommation, si le déjeuner concerne 57 % des consommateurs, le dîner monte en puissance à 20 % (hors restauration traditionnelle), suivi du petit déjeuner (19 %) et du goûter (15 %).

Si le snacking, dans sa version actuelle désormais bien ancrée, semble parvenu à une relative stabilisation, c’est bien son extension à de multiples canaux qui semble devoir porter son dynamisme à l’avenir. Il procède, selon Nicolas Nouchi, par « hybridation ». La preuve : les distributeurs après avoir implanté des rayons snacking commencent à se doter d’espaces de restauration, tandis que les concepts nouveaux proposent de la vente à emporter, que la livraison à domicile – avec commande digitale – se généralise, etc.

B. Jullien

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