Le miel français se défend et Vincent Michaud attaque

Le 11/10/2018 à 9:30

Composé de treize entreprises conditionneuses, le Syndicat français des miels proteste contre la « désinformation » dont fait l’objet son produit selon lui. De fait, le miel est de plus en plus accusé de tromperies en tous genres, comme l’ajout de sucre par exemple. Reconnaissant que « le miel est l’un des produits les plus sujets à fraudes au monde », il rappelle par exemple que « les miels d’assemblage ne sont pas du faux miel » et que « tout ajout ou retrait au produit naturel fabriqué par les abeilles est strictement interdit ».

Le syndicat assure que 100 % des produits commercialisés par ses adhérents sont conformes aux normes réglementaires. Concernant les accusations d’importation, il estime que « la qualité du miel n’est pas directement liée à son origine géographique mais aux conditions d’élevage des abeilles et à leur environnement ». Il affirme représenter 50 % des miels vendus en France et même 80 % de ceux distribués en GMS.

Quelques jours auparavant, le président de Famille Michaud Apiculteurs, le leader qui a relancé ce marché au milieu des années 1990, avait déjà vivement réagi au débat suscité par le lancement de Bleu Blanc Ruche par Arnaud Montebourg. Dénonçant une « campagne de dénigrement » utilisant la notoriété de ce dernier « sans oublier de faire la promotion de sa propre marque », Vincent Michaud rétorquait que, sans son grand-père, « créateur de techniques apicoles innovantes », la gamme mono-florale lancée par l’ancien ministre « ne pourrait tout simplement pas exister aujourd’hui ».

Copy link
Powered by Social Snap