Le débat reprend sur le Nutri-Score

Le 28/10/2021 à 14:59  

Même si sa légitimité n’est – généralement – plus remise en cause, le Nutri-Score revient dans le débat alors que l’Union européenne pourrait le rendre obligatoire dès l’an prochain. Côté politiques et associations, certains militent pour le rendre encore plus draconien, notamment à l’égard des produits « ultra-transformés ». Mais d’autres réclament au contraire son assouplissement, estimant que la méthode actuelle leur est injustement défavorable.

Les industriels charcutiers militent déjà depuis longtemps pour une évolution de sa méthode de calcul qui favorise, selon la Fict, les produits pauvres en protéines animales et les succédanés de viande malgré les apports nutritionnels spécifiques des produits carnés. La Fict recommande également que le dispositif soit complété par un Nutri-Score par recette pour correspondre au plat réellement consommé.

La filière roquefort a, pour sa part, demandé à en être exemptée, estimant que le Nutri-Score n’était pas adapté à son AOP, ni aux fromages sous signes officiels de qualité en général. Son algorithme, « tronqué » selon elle, vaut au roquefort la lettre E assortie d’un fond rouge vif, comme c’est souvent le cas pour les fromages de terroir.

Prenant en compte ces critiques, le ministre de l’Agriculture et de l’alimentation, Julien Denormandie, a demandé que la méthodologie soit revue, même s’il semble exclure des cas d’exemption. C’est pourtant ce vers quoi pourrait évoluer la réglementation actuellement en discussion. L’étiquetage nutritionnel obligatoire qui devrait être concrétisé par le Nutri-Score pourrait ne pas concerner les produits mono-ingrédients, ceux sous signes de qualité européens qui régissent leur composition, voire d’autres.

B. J.

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