LDC lutte contre la hausse des coûts

Le 22/11/2018 à 11:20

Au premier semestre de son exercice 2018-2019 (de mars à fin août), le chiffre d’affaires de LDC a augmenté de 4,9 % avec les et de 2,7 % à périmètre identique (pour des volumes en hausse de 1,2 %). Toutefois, son résultat opérationnel courant recule de 2,2 %, avec une marge diminuant de 5 à 4,7 %. Il subit une baisse de la rentabilité du pôle volailles due à des hausses de charges non répercutées ainsi qu’à celle du pôle international, pénalisé par la hausse des cours du vif en Pologne. En revanche, le pôle traiteur confirme son redressement avec un chiffre d’affaires en hausse de 2,8 %, notamment porté par une reprise en surgelés (+ 5 %) malgré les difficultés de ce marché. Avec le frais qui en représente 74 %, la marge opérationnelle courante de cette activité passe de 1,8 à 2,9 % et « Marie s’installe véritablement en numéro deux du rayon traiteur », se réjouit Denis Lambert, président du directoire de LDC.

Ce dernier reste prudent quant aux perspectives de l’exercice dans son ensemble, admettant à ce jour le risque « d’un léger retrait » du résultat opérationnel courant. Pour limiter ce recul, le groupe a entamé de nouvelles négociations tarifaires. Entre l’impact de la hausse des céréales, du coût de la main-d’œuvre ainsi que des charges logistiques, énergétiques ou d’emballage, il estime l’augmentation de son coût de revient à 7,3 %. « Globalement, nous avons déjà obtenu entre 4 et 5 % », se félicite Denis Lambert, notant « la position responsable des distributeurs et l’influence de l’esprit des EGA ». Il espère encore obtenir une hausse additionnelle de 3 à 4 % lors des négociations de référencement annuel.

Car le groupe maintient ses investissements, notamment dans ses capacités de production ainsi que dans la santé au travail. Il est en passe de prendre le contrôle intégral de Ramon, espérant l’autorisation de l’Autorité de la concurrence pour le mois de mars ou d’avril. « Cette acquisition nous fera gagner du temps pour délester nos sites saturés en découpe de poulet », explique Denis Lambert. Cette entreprise mayennaise réalise 68 millions d’euros de chiffre d’affaires (avec 3 millions de résultat d’exploitation), en employant 242 salariés sur son site de Javron et 103 sur celui de Lassay.

B. J.

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