L’Ania se préoccupe du financement des IAA

Le 21/06/2018 à 12:58  

« Alors que nous comptons en France un grand nombre de TPE et de PME dans l’agroalimentaire, les ETI sont sous-représentées dans le secteur, remarque Stéphane Dahmani, directeur économie et contrat de filière de l’Ania. C’est un signe de la faible croissance des entreprises, causée par leur sous-investissement constaté depuis au moins 2013. »

Dans le but de tenter d’y remédier, l’Ania a mené une enquête auprès d’un échantillon représentatif d’entreprises agroalimentaires visant, selon Stéphane Dahmani, « à identifier et actionner les leviers de croissance ». Premier constat : « Il n’y a pas de modèle unique », explique-t-il, observant que l’augmentation de la taille de l’entreprise lui permet logiquement d’investir davantage sur l’avenir et l’innovation. Second constat, les freins ne sont pas seulement d’ordre financier. Interviennent également les difficultés de recrutement – 17 000 projets d’emploi seraient abandonnés chaque année – ou les contraintes commerciales avec la grande distribution.

Toutefois, « le financement a bien sûr un rôle important à jouer », estime Stéphane Dahmani. Rappelant que 70 % des entreprises agroalimentaires sont familiales, et de ce fait peu enclines à ouvrir leur capital, il ajoute : « La diversité des business models nécessite des accompagnements personnalisés. » C’est pourquoi l’Ania lance des opérations pour mieux faire connaître les dispositifs existants, comme bien sûr les solutions assez bien connues de BPIFrance, mais également l’accélérateur d’investissement développé par le Medef.

Alors qu’on estime à 27 milliards d’euros le déficit d’investissement qu’il faudrait combler dans le secteur agroalimentaire, ces différents outils sont présentés en régions depuis le début de ce mois et durant tout l’été.

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