La clôture des EGA ne marque qu’un début

Le 21/12/2017 à 9:55  

La clôture des états généraux de l’alimentation s’est tenue à Bercy, là même où ils avaient été ouverts cet été (). On se souvient que la première phase, très économique, de leurs chantiers a déjà fait l’objet du discours tenu à Rungis par le président de la République le 11 octobre (voir RIA News n°677). Un projet de loi est en cours de préparation pour être adopté durant le premier semestre 2018, consacrant notamment l’inversion de la mécanique de la négociation. En outre, le seuil de revente à perte serait relevé de 10 % et les promotions, limitées à 34 % en valeur et à 25 % des volumes, ce pour une période d’expérimentation de deux ans. Parallèlement, une trentaine de filières ont remis au gouvernement les plans que leur avait demandés en échange Emmanuel Macron et qui vont faire l’objet d’un débat avec les associations à partir du mois de janvier.

Cette clôture devait donc livrer le fruit des travaux menés par les autres ateliers pour le second chantier portant sur des éléments plus qualitatifs. Pour l’heure, les mesures qui devront en découler restent en projet : développement des signes de qualité, avec notamment un plan « ambition bio » prévu au premier trimestre ou l’obligation donnée à la restauration collective d’y convertir 50 % de son offre (produits locaux compris) d’ici à 2022 ; renforcement des procédures de surveillance sanitaire et de lutte contre les fraudes – au niveau européen notamment –, extension de l’obligation de dons d’invendus aux associations, à partir d’un certain seuil, pour l’industrie alimentaire ou la restauration…

Devraient s’y ajouter des mesures transversales comme un décloisonnement de la gouvernance de certaines instances (CNA, PNA, PNSS…), des actions pour renforcer l’attractivité des métiers de l’agriculture et de l’agroalimentaire, la mise en œuvre d’un plan d’investissements « transformants » ou des soutiens à la recherche. Mais « il reste encore du travail pour parvenir à des produits finis », reconnaît-on au ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation, qui promet la mise en place d’un comité de suivi des EGA pour que leurs préconisations soient vraiment mises en œuvre.

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