Doux : la solution LDC l’emporte

Le 24/05/2018 à 7:50  

La solution française l’a finalement emporté pour le nouveau sauvetage du groupe Doux. Le tribunal de commerce de Rennes a retenu les offres présentées par regroupant LDC, Al Munajem, Terrena, Volailles de Plouray et Saria. Elles devraient permettre de maintenir 912 emplois sur les 1 165 du groupe, 401 reclassements possibles ayant été identifiés pour les autres.

LDC, Al Munajem, Terrena, Triskalia et le Conseil régional de Bretagne vont créer une société mixte, Yer Breizh, pour moderniser les activités amont (aliment, accouvage, élevage) et assurer l’approvisionnement. LDC va reprendre 290 salariés (dont 79 sous conditions de mobilité) et proposer 247 reclassements de proximité, tout en investissant 60 millions d’euros. 55 millions seront programmés à Châteaulin, dans le Finistère, pour y construire un nouveau site d’abattage et de découpe dédié aux PAI et à la restauration.

L’ancien site de Châteaulin, et ses 367 salariés, sera cédé au saoudien Al Munajem, client historique de Doux, pour en gérer les activités surgelés grand export sous le nom de France Poultry. LDC va également reprendre l’usine de produits élaborés de Quimper, dans le Finistère, et tous ses salariés, où cinq millions seront investis. Mais la marque Père Dodu, non concernée par la liquidation de Doux, restera la propriété de Galliance, branche volailles de Terrena.

En revanche, l’outil de Chantonnay ne devrait pas subsister, mais ses salariés se verront proposer un poste dans des unités de LDC en Vendée (ex-Arrivé). Enfin, les activités aliment et élevage vendéennes seront reprises par Huttepain Vendée, dans le cadre d’un accord conclu avec le groupe coopératif Terrena.

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