Coop de France entre dans une nouvelle ère

Le 17/12/2015 à 15:30  

L'assemblée générale de Coop de France doit élire aujourd'hui pour les trois années qui viennent. Sa tâche est assez facile puisqu'un seul candidat s'est présenté pour remplacer Philippe Mangin (). Et  − puisque c'est du président de Maïsadour qu'il s'agit − avait pris la précaution de faire valider sa candidature par le conseil d'administration de la confédération. Parmi ses premières missions, le nouveau président continuera de demander au gouvernement des mesures de compensation palliant la non-éligibilité des coopératives au dispositif sur le suramortissement des investissements. Il poursuivra également les chantiers entamés par son prédécesseur, dont la campagne de communication grand public relancée récemment.

Cette année, , portant son chiffre d'affaires à 85,1 milliards d'euros. Entre l'atonie de la consommation et la baisse des cours de matières premières, il est probable que ses ventes aient, au mieux, stagné en 2015 à périmètre constant. Mais la trentaine d'opérations conduites avec le secteur « privé » − développement d'In Vivo dans le vin, diversifications de Labeyrie (Lur Berri), reprise de Doux par Terrena... − a permis l'acquisition de 689 millions d'euros de chiffre d'affaires, contre 325 millions « cédés », générant un solde positif de 364 millions. Un solde inférieur à celui de 2014 (491 millions, ) ainsi qu'à la moyenne de cinq dernières années (540 millions), en grande partie parce que les coopératives privilégient actuellement (Agrial-Eurial pour n'en citer qu'un) : 52 parmi les 81 opérations inter-entreprises recensées cette année.

« Nous avons des leaders en mesure d'aborder les marchés internationaux sur tous les segments », assure Pascal Viné, délégué général de Coop de France. Il rappelle cependant que nombre de coopératives restent et évoque désormais le recours à « des fonds spécifiques qui comprennent le modèle » pour soutenir leur financement. On devine en effet une approche désormais plus financière dans la démarche de Coop de France, ainsi qu'une priorité donnée à des stratégies de filières fondées sur « une entrée par le marché, auquel nous devons chercher à adapter nos prix de revient, et non l'inverse » et au développement international, vers le continent africain notamment.

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