Bras de fer entre Coca-Cola et Leclerc

Le 19/04/2018 à 11:43  

Les Centres Leclerc ne sont pas parvenus à conclure un accord tarifaire avec Coca-Cola et ont décidé de proposer la bouteille de 1,5 litre à 1,15 euro, soit juste au seuil de revente à perte. Son fournisseur stoppe alors ses livraisons, obligeant le distributeur à s’approvisionner en important d’Europe de l’Est. Selon ce dernier, les revalorisations réclamées par Coca ne reposaient sur aucune hausse de coût ou de matière première. En outre, la marque américaine s’apprêterait à diminuer ses formats de conditionnement, en maintenant les mêmes prix de vente, « une seconde hausse de prix », s’étrangle Michel-Édouard Leclerc.

Il vient d’annoncer son intention de saisir la justice pour non-respect de la période de préavis de rupture de la relation commerciale. Selon lui, c’est bien Coca qui a refusé de livrer Leclerc, dont les magasins « avaient bien passé commande ». Et d’insister sur le fait que le dominant n’est pas celui que l’on croit, estimant que Leclerc ne représente que 0,7 % du chiffre d’affaires mondial de Coca-Cola, alors que ce dernier accapare 91 % des ventes de cola de l’enseigne.

Ce tel bras de fer entre un distributeur et une marque n’est pas une première. Il y en a déjà eu avec les eaux de Danone, Ricard ou Président de Lactalis. Jusqu’à présent, ce type de rupture n’a toujours été que provisoire. En l’occurrence, Leclerc pourrait difficilement se passer durablement de Coca-Cola alors que s’annonce la coupe du monde de football. De son côté, la structure française de Coca n’a pas intérêt à renoncer à 20 % environ de ses ventes en GMS.

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