Bonduelle maintient son activité

Le 01/10/2020 à 10:00  

Pour son exercice 2019-2020 clos le 30 juin dernier, à 2,85 milliards d’euros. Les trois derniers mois de cet exercice ont subi la crise du Covid-19. Pourtant la croissance organique du groupe s’est maintenue à + 1,4 % (le reste de la croissance provenant de l’effet devises). L’activité est restée stable en Europe, la progression des ventes en distribution ayant compensé l’arrêt des commandes en restauration ainsi que la diminution des produits frais. Hors Europe, la croissance s’est maintenue à + 2,3 %, en dépit d’un déréférencement partiel décidé par Walmart, désireux de diversifier ses approvisionnements. Le résultat opérationnel courant a baissé de 12,1 %, à 108 millions d’euros, passant de 4,5 à 3,8 % du chiffre d’affaires, avec un impact de la crise du Covid estimé entre 7 et 10 millions. Le résultat net du groupe chute de 24,8 % à 54,6 millions d’euros.

Outre , qui conçoit et livre à domicile des kits de repas préparés. « Ce sera pour nous un poste d’observation pour mieux comprendre les comportements d’achat », explique Guillaume Debrosse, directeur général. Par ailleurs, Bonduelle a acquis l’essentiel des participations d’Euralis, de Maïsadour et de Vivadour dans Soléal, la société qu’il partageait avec ces groupes coopératifs pour l’exploitation des usines landaises de Labenne et Bordères-et-Lamensans, dans la transformation de maïs doux notamment. Enfin, le groupe envisage une ouverture de son capital de huit millions d’euros à ses partenaires agricoles dont les modalités seront présentées lors de son assemblée générale de décembre.

Pour son exercice 2020-2021, Bonduelle se risque, avec les précautions d’usage, à livrer des perspectives. Il prévoit une légère croissance de son chiffre d’affaires, peut-être de l’ordre de 1,5 %, avec une stabilisation de sa marge opérationnelle courante. Cette prévision reste toutefois tributaire de l’évolution du « food service » auquel 20 % de ses ventes sont exposées : ce débouché commence à se redresser mais reste en deçà de ses niveaux antérieurs. De même, les effets de la crise économique sur les comportements d’achat demeurent incertains. « Proposant des produits de première nécessité, notre activité reste fortement résiliente », veut croire Guillaume Debrosse.

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