Performance industrielle : la fin de ligne, objet de toutes les attentions

Le 24/02/2026 à 11:51 par La rédaction

Les opérations de fin de ligne (contrôle, mise en caisse, palettisation, chargement) sont celles où le niveau de complexité est le plus élevé. Historiquement plus difficiles à automatiser, elles constituent aujourd’hui une source de gains de performance pour les membres du GEPPIA, dont nous avons recueilli le témoignage et ce, grâce aux dernières avancées technologiques.

« La forte variabilité des formats, les productions saisonnières, la personnalisation des produits étaient, jusqu’ici, des freins à l’automatisation. Cela sera de moins en moins le cas avec les nouvelles technologies de vision, d ’ intelligence artificielle et d ’ adaptation des robots à des environnements non structurés », explique Samuel Segalen pour Yaskawa.

Baptiste Amato-Gagnon, Psycle, complète : « nous vivons une période de fort développement des applications de vision en fin de ligne, porté par le besoin de contrôle libératoire auquel il est aujourd’hui possible de répondre avec des solutions clés en main simples à installer. »

« L’avenir est au contrôle non destructif en ligne, même pour la détection de fuite », ajoute Patrice Laubignat pour Anéolia.

Le nombre de contrôles sera sans aucun doute de plus en plus important, d’autant qu’au besoin de conformité qualité s’ajoutent des exigences de traçabilité et de marquage. Sur ce dernier point, Marie Pochon, de Zenjet Coding, précise : « il faut assurer une qualité de plus en plus fine, sur des distances et des hauteurs d’impression plus importantes et à des cadences élevées. »

Pour Jonathan Asbroucq, Schmersal Group, « la vision artificielle permet aujourd’hui de mesurer tous les paramètres essentiels en production. Cela renforce la stabilité des processus industriels, tout en améliorant les rendements et en réduisant les coûts qualité. »

La vision est l’une des nouvelles technologies intégrées au cœur des machines pour « permettre de développer de nouvelles fonctionnalités intelligentes (réglages, gestion des arrêts) qui réduisent les interventions humaines sur les équipements », comme le souligne Clara Fernandes pour DCN ATM.

« Les opérateurs deviennent des conducteurs de ligne », ajoute Martin Huchet pour Werma. « Cela génère de nouveaux besoins en matière de signalisation, pour une lecture plus fine des états de production, ainsi que des besoins en matière de supervision avec des systèmes connectés permettant de suivre le TRS/OEE en temps réel. »

Ces évolutions entraînent des conséquences sur les IHM. « Face à la grande diversité des fonctionnalités et des machines à gérer, les utilisateurs demandent des solutions fiables, avec une connectivité IIoT étendue et une interopérabilité totale, dans une interface à l’ergonomie soigneusement étudiée », explique Hélène Ravoire pour Proface.

Autres critères essentiels dans le choix des équipements de fin de ligne : un faible encombrement, ainsi qu’un haut niveau de sécurité. « Les utilisateurs cherchent des machines ultra-compactes, qui s’intègrent facilement dans des environnements de travail partagés avec les opérateurs », rapporte Stéphane Chiry pour Stoppil. La palettisation reste donc un poste de développement important pour les cobots.

Ils seront sans doute rejoints, dans les années à venir, par des robots mobiles AMR, prochains équipements à émerger en bout de ligne car, comme l’explique Serge Pitois pour MG Tech : « une solution de palettisation associant un cobot et un AMR permet de simplifier les flux de gestion des palettes. Dans ce type de solution, les robots mobiles remplacent les convoyeurs statiques et transfèrent les palettes vides ou pleines sur les différents postes de conditionnement. »

« Déployer, gérer et maintenir une flotte d’AMR devient de plus en plus simple, grâce aux outils développés par les constructeurs. Cela va permettre aux industriels d’accéder plus facilement aux bénéfices de ces nouveaux équipements », conclut Pierre Astier pour Sew Usocome.

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