Alternatives végétales : grand écart du Parlement européen

Le 29/10/2020 à 14:00  

Le Parlement européen a voté contre l’interdiction de l’usage des appellations habituelles de la viande par , autorisant ainsi que ces dernières puissent être intitulées burger, saucisse, filet… En revanche, les eurodéputés ont suivi le chemin inverse pour les appellations issues du monde laitier – fromage, yaourt… le terme lait étant déjà interdit – qui resteront réservées aux produits d’origine animale. En outre, l’interdiction est étendue à des expressions comme « saveur crémeuse », « substitut de beurre » ou « goût fromage », à la seule exception des formules anciennes comme lait d’amandes, de coco, ou beurre de cacao.

Ces dispositions doivent désormais être discutées entre les États membres. En France, l’une comme l’autre de ces deux interdictions , même si . L’entrée en vigueur de cette mesure visant à protéger le secteur de la viande de cette concurrence nouvelle risque donc d’avoir du plomb dans l’aile. Quant à l’interdiction des appellations laitières aux substituts, elle est qualifiée de victoire des « lobbys de l’agriculture industrielle », selon une association environnementaliste.

Côté agroalimentaire, une a été récemment constituée pour combattre l’adoption de cette mesure. Regroupant les anciennes activités margarines d’Unilever, Upfield en fait partie. Selon Jeanette Fielding, directrice des affaires générales et des communications du groupe, il s’agit d’un « pas en arrière décevant ». En saluant le rejet des restrictions qui auraient pu affecter les substituts à la viande, elle souligne « l’incohérence de la décision concernant les substituts végétaux aux produits laitiers » qui « peut entraver leur accès au marché des aliments d’origine végétale ».

B. Jullien

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