Après avoir été secoué par une crise de gouvernance qui l’a amené à changer son conseil de surveillance et son président du directoire, Tereos entend faire une pause dans son développement et affirme que l’ouverture de son capital n’est plus d’actualité. L’heure est à la restauration de la rentabilité, jugée insuffisante, et à la réduction de la dette, jugée trop élevée.

Cela passera notamment par l’abandon d’une stratégie de volume pour passer à une politique commerciale axée sur les marges, d’abord dans l’amidon, mais également dans le sucre. Avec une récolte pénalisée par la recrudescence de la jaunisse (avant l’obtention de la dérogation sur les néonicotinoïdes), ce dernier représente 40 % des 4,3 milliards d’euros de chiffre d’affaires réalisés sur l’exercice clos au 31 mars, en baisse de 1 % à changes constants. Le résultat opérationnel récurrent a fortement progressé, de 0,6 % à 2 % des ventes, mais des éléments exceptionnels ont pesé sur le résultat net qui repasse en négatif, à - 133 millions d’euros.

Le groupe coopératif maintient toutefois ses positions internationales (au Brésil, notamment) et ses diversifications dans l’éthanol, l’amidon ou, plus spécifiquement, dans les protéines végétales. Objectif d’ici à 2024 : atteindre au moins 5 % de marge opérationnelle, et réduire l’endettement de 2,5 à 2 milliards.

B. J.