Polémique sur le bio entre spécialistes et généralistes

Le 21/11/2019 à 13:45  

Le Syndicat des distributeurs bio (Synadis Bio) a jeté un pavé dans la mare avec un film satirique s’en prenant au « greenwashing » qui amène, selon lui, certains acteurs à donner une « surexposition médiatique » au bio, alors qu’un « manque de cohérence entoure parfois son développement ».

Dans sa ligne de mire : les distributeurs généralistes qui ont enfourché ce cheval de bataille que les enseignes spécialisées voudraient bien se voir réservé. « Pour nous, le bio est une éthique », proclame sa communication, prétendant que, pour les autres, ce serait une affaire purement mercantile…

Les distributeurs ont bien évidemment protesté contre cette accusation : Carrefour et la FCD, ainsi que l’interprofession des fruits et légumes, avec virulence, Leclerc non sans ironie, sous-entendant – à son tour – que, les distributeurs bio étant également commerçants, ils pouvaient également être amenés à « faire du fric ». Et Michel-Édouard Leclerc de rejeter ce débat entre purs et impurs.

L’essor du marché biologique commence en effet à poser la question de ses standards, ne serait-ce qu’en raison de la hausse des importations qu’il suscite, par exemple quand la production française s’avère déficitaire. Une segmentation de l’offre pourrait s’annoncer, d’autant que la question du prix des produits risque de s’imposer avec leur démocratisation.


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B. J.

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