Le premier comité de suivi des négociations commerciales 2021-2022 s’est tenu la semaine dernière, après l’adoption d’Egalim 2 et de la plupart de ses décrets d’application. Il devrait désormais se réunir tous les mois. Une équipe spécifique a été mise en place entre Bercy (ministère de l’Économie) et la rue de Varenne (ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation) afin de suivre au plus près ce dossier. Dans les cabinets ministériels, il s’agit de « tuer dans l’œuf » toute tentative de contournement de la nouvelle loi. Un plan de contrôles a été mis en place avec l’objectif de les multiplier par quatre par rapport à l’an dernier.

Un contexte tendu

Démarrant par l’envoi des conditions générales de vente d’ici au 1er décembre, le nouveau cycle des négociations entre fournisseurs et distributeurs s’ouvre dans un contexte rarement vu de hausses des coûts. Julien Denormandie, ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation, en appelle à « la responsabilité de chacun ». L’Ania « appelle l’ensemble des acteurs à faire preuve de tolérance vis-à-vis des entreprises qui découvrent depuis seulement quelques semaines cette réforme d’ampleur ».

Les groupes de distribution sous surveillance

Déjà, la pression monte du côté de la grande distribution. Sans rapport direct avec les contrôles de la DGCCRF, l’Autorité de la concurrence a indiqué avoir mené des opérations de visites et de saisies inopinées auprès de plusieurs enseignes et de certains dirigeants visant à détecter d’éventuelles pratiques anticoncurrentielles dans le cadre de centrales d’achats partagées entre des groupes de distribution. Pour l’heure, ces derniers ou leurs représentants restent silencieux.

B. J.