Les surgelés et l'ultrafrais cherchent à rebondir

Le 23/06/2017 à 9:37  

Alors que les produits traiteur frais se sont imposés comme les stars de l'univers alimentaire (), leurs deux prédécesseurs à ce titre − . Ils ne parviennent plus à profiter de l'engouement, au détriment progressif de l'épicerie, des consommateurs pour les produits sous température dirigée.

Dépassant naguère les dix milliards 
d'euros de chiffre d'affaires
, le grand froid est désormais évalué − tous circuits confondus − à neuf milliards

Avec une baisse de 2,6 % en valeur et de 2,1 % en volume, , bien que leur fragilisation soit plus récente. Ils restent certes le premier rayon des GMS en chiffre d'affaires (près de 4,6 milliards d'euros, pour 1,8 million de tonnes), mais toutes leurs catégories sont en berne : yaourts (- 2,1 % en volume), fromages frais (- 3,7 %), desserts (- 0,8 %) et crèmes fraîches (- 1,8 %). En cause, notamment, la concurrence des substituts végétaux et une image santé des produits beaucoup moins puissante que par le passé. « Nous devons mener un travail de fond pour trouver des leviers qui nous permettent de sortir de l'ornière », résume Jérôme Servières, président de Syndifrais.

Bien que très différents, En surgelés, les grands groupes (Nestlé et Unilever notamment) se sont pour beaucoup désengagés et Nomad, issu de la fusion de Findus et d'Iglo, ou LDC, repreneur de Marie, se cherchent dans un marché également animé par les spécialistes (McCain, Bonduelle, Charal...). En produits laitiers, Danone tente encore de rebondir, après avoir beaucoup misé sur les allégations santé, tandis que les marques outsiders grappillent ses parts de marché.

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