Antoine de Saint-Affrique vient d’être nommé directeur général de Danone, poste qu’il n’occupera qu’à partir du 15 septembre car son départ de Barry Callebaut, déjà décidé avant cette nomination, est programmé début septembre. Âgé de 57 ans, ce diplômé de l’Essec avait longtemps travaillé au sein du groupe Unilever, notamment à la tête d’Unilever Foods, après avoir été vice-président marketing d’Amora Maille, que Danone venait de céder. Sa candidature a été préférée à celles de Nathalie Roos (ex-L’Oréal) et de quelques autres.

Une feuille de route prédéfinie

Cette annonce intervient après plusieurs semaines de crise qui avaient d’abord obligé Emmanuel Faber à cohabiter avec un directeur général, puis conduit le conseil d’administration à le débarquer « avec effet immédiat ». Gilles Schnepp, nouveau président de ce conseil, a pourtant, lors de la dernière assemblée générale du groupe, confirmé les choix stratégiques qui avaient été fixés par… Emmanuel Faber, à savoir le plan Local first et le déploiement du statut d’entreprise « à mission ». Mais le nouveau directeur général devra les réaliser tout en améliorant la rentabilité de Danone jugée insuffisante par ceux qui ont obtenu la tête de son prédécesseur.

Par ailleurs, Danone a finalisé la cession de sa participation dans le chinois Mengniu dont le produit brut est attendu à 1,6 milliard d’euros qui iront « dans leur majorité aux actionnaires au travers d’un programme de rachat d’actions ».

B. J.