Filiale de la Cavac depuis 2019 connue pour ses quiches, crêpes garnies et autres spécialités surgelées, Atlantique Alimentaire poursuit sa diversification dans le traitement des légumineuses. Sa ligne de précuisson et de surgélation est opérationnelle depuis début 2021 : après les lentilles et les pois chiches, 350 tonnes de mogettes de Vendée seront passées dans son usine de La Rochelle, en Charente-Maritime, de la mi-août à la fin septembre.

Diversification et qualité

Atlantique Alimentaire débute cette diversification grâce à un sourcing direct auprès de 200 producteurs de légumes secs du groupe coopératif, à la maîtrise d’un savoir-faire (l’entreprise est notamment la seule à proposer la mogette de Vendée label rouge IQF) et à une orientation qualitative marquée (les légumes secs transformés sont certifiés label rouge, IGP ou bio).

Un marché à fort potentiel

L’entreprise compte exploiter ces atouts sur le marché doublement porteur des protéines végétales et du surgelé. La consommation des légumes secs représente un potentiel important pour la production nationale alors que, d’après les douanes, la balance commerciale française affiche un déficit de 22 700 tonnes pour les lentilles et de 30 200 tonnes pour les haricots blancs, variétés phares d’Atlantique Alimentaire. Le surgelé, quant à lui, a bénéficié d’un retour en grâce dans la consommation lors des confinements.

Une conjoncture qui stimule la R&D de l’entreprise : « Notre développement est en cours », précise Florence Garreau, responsable marketing & développement. « Des essais au champ et en usine sont conduits actuellement pour valider trois autres espèces de légumineuses, ainsi que des céréales. » Après cette étape, à l’horizon 2022, Atlantique Alimentaire projette de décliner en version surgelée les mélanges légumineuses-céréales très présents en épicerie.

Des produits demandés

La gamme cible les GMS, où le segment des légumes secs surgelés est encore peu fourni : « Notre savoir-faire répond à la demande prioritaire du rayon, la praticité. On apporte un produit sain, peu transformé, facile à cuisiner : la consommation des légumineuses n’est plus une contrainte. C’est un axe de croissance important selon nous. Nous visons également le marché BtoB, vers des industriels utilisant des légumineuses ou céréales en ingrédients. Par ailleurs, les freezer centers, les grossistes et la RHD, qui représentent le socle majoritaire de notre commercialisation, font une demande croissante sur ces produits. »

Un développement qui satisfait Loïc Guitton, de la direction amont de la Cavac : « Ce débouché supplémentaire permettra de proposer, à terme, plus de contrats de production aux agriculteurs. » En 2018, la coopérative avait augmenté ses capacités de stockage de légumes secs en adaptant ses silos.

Marie Giraud