ria
Imprimer Envoyer par mail Commenter

Agrial regarde de nouvelles acquisitions

Arnaud Degoulet, président, et Ludovic Spiers, directeur général d’Agrial - CP Philippe DELVAL Portrait Agrial
Arnaud Degoulet, président, et Ludovic Spiers, directeur général d’Agrial - CP Philippe DELVAL Portrait Agrial

Après un exercice 2020 de temporisation, Agrial reprend ses investissements et renoue avec la croissance externe.

« Agrial a tenu car ses métiers ont été protégés par son modèle de multispécialiste. En 2020, nos performances ont même été meilleures que ce que nous avions prévu au début de la crise », résume Arnaud Degoulet, président du groupe coopératif. Pour la première fois depuis vingt ans, le chiffre d’affaires d’Agrial a diminué, de 2 %, repassant légèrement sous la barre de six milliards d’euros (5,96). Ses ventes en GMS (49 % de l’ensemble, dont 30 % en France) ont progressé de 2 % — les produits laitiers compensant les difficultés du cidre -, mais le pôle RHD (20 %) a diminué de 17 % et l’export (31 % avec les IAA), de 7 %.

Pour répondre à la crise, le groupe a diminué de 40 millions d’euros ses frais fixes et modéré ses investissements, les réduisant de 60 millions sur deux ans pour un budget de 114 millions l’an dernier. Le résultat d’exploitation a ainsi pu être redressé de 10 % à 110 millions et le résultat net a progressé, de 52 millions à près de 69 millions d’euros. En termes d’activités (voir encadré), « nos cinq branches avancent sensiblement au même rythme », précise Ludovic Spiers, directeur général : « nous n’avons aucun boulet parmi elles ». Et d’insister sur la résilience des marques – Grand Fermage, Soignon, Florette… — qui représentent le tiers de l’activité agroalimentaire du groupe et la moitié de ses ventes aux GMS.

Croissance externe

Parmi les chantiers d’Agrial en 2021 : la reconstruction de l’usine de Luçon tournée vers les fromages à pizza, la mise en service de l’usine espagnole de Tortosa, la déclinaison dans le lait de la démarche RSE commencée en légumes avec Agrilogique et un programme d’investissement de 180 millions, notamment dans le lait. « La sortie de crise sera plus longue que prévue », avertit toutefois Arnaud Degoulet. L’an dernier, Agrial a ralenti sa politique de croissance externe, se contentant de sa prise de contrôle de Phare Ouest.

Y aura-t-il de prochaines acquisitions ? « Avec la conjoncture actuelle, il y a un grand nombre de projets possibles », reconnaît Ludovic Spiers : « nos bons résultats nous permettent de regarder les dossiers suivant leur intérêt économique et leur signification pour nos adhérents comme l’acquisition en cours des Salaisons du Mâconnais en est l’exemple type ».

B. J.
Agrial en 2020 : six milliards d’euros de chiffre d’affaires

Branche agricole : 1,3 Md€, +3,5% (avec une forte croissance du réseau de magasins)

Lait : 2,4 Md€, -4%

Légumes : 1,4 Md€, -5%

Viandes : 515 M€, +1,8%

Boissons : 377 M€, stable

Imprimer Envoyer par mail Commenter

Sélectionné pour vous