Après avoir reçu le 11 janvier dernier différentes ONG, le ministre de l’Économie et des Finances a « réaffirmé sa volonté d’interdire le dioxyde de titane (E171), conformément à la position du gouvernement et aux dispositions de l’article 53 de la loi EGalim », ceci contrairement à ce qu’il avait laissé entendre quelques jours auparavant dans l’émission « C à vous » en indiquant ne pas vouloir signer d’arrêté de suspension dans l’immédiat.

Toutefois et afin de réunir les conditions juridiques nécessaires à cette interdiction, Bruno Le Maire va demander à l’Anses d’accélérer ses travaux sur les nanoparticules sur le volet TiO2 pour le 15 avril. Sur la base de ce rapport, le gouvernement saisira la Commission européenne et le ministre exercera son droit de sauvegarde en prenant une décision unilatérale d’interdiction de l’E171, le cas échéant.

Rappelons, par ailleurs, que dans sa charte du 18 juin 2018, le syndicat des confiseurs de France s’était engagé à ce qu’en 2020, 100 % de ses adhérents aient supprimé le TiO2 de leurs confiseries, contre 90 % aujourd’hui.

RIA avait d’ailleurs consacré un dossier aux nanoparticules en agroalimentaire dans son numéro de novembre 2018, à consulter ici.

Lister les perturbateurs endocriniens

En ce qui concerne les perturbateurs endocriniens, le gouvernement a présenté ce jour son projet de lutte contre ces substances. Ainsi, la deuxième SNPE (Stratégie nationale sur les perturbateurs endocriniens) est soumise à consultation publique jusqu’au 8 février.

L’Anses devra, par ailleurs, publier d’ici à 2021 une liste de perturbateurs endocriniens classés en trois catégories : « suspectés », « présumés » et « avérés ».

Retrouvez le dossier de RIA de novembre 2018 consacré à cette thématique et intitulé : Perturbateurs endocriniens, dans l’attente d’une liste officielle.

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