Comment avez-vous pris la décision de reporter le CFIA à Nantes fin septembre ?

Sébastien Gillet 
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Le CFIA de Rennes a tout abord été décalé à fin mai mais avec l’évolution de la crise sanitaire, les conditions n’étaient pas réunies pour maintenir ces dates. Nous avons alors beaucoup sondé notre visitorat, qui nous a dit souhaiter la tenue du Salon, à condition bien sûr que ce soit autorisé. Le CFIA est un moment où tout le secteur agroalimentaire se rassemble et se fédère, et il apparaissait essentiel de maintenir ces échanges pour se projeter dans l’avenir. Aucun créneau n’étant disponible sur Rennes, nous avons fait le choix de Nantes. En plus du visitorat traditionnel du CFIA de Rennes dont 65 % viennent du Grand Ouest, nous espérons faire venir des industriels des régions Occitanie et Nouvelle Aquitaine donc cela peut apporter une diversité d’entreprises avec d’autres envies d’investissements et de projets.

Quelle sera l’organisation ?

Le parc peut accueillir tous les exposants du CFIA, sur six halls. Les trois secteurs seront respectés : process, emballages, ingrédients. La disposition sera quasiment identique avec quelques aménagements. Il y aura toujours la soirée du mardi soir avec l’annonce des lauréats des Trophées de l’Innovation car c’est un temps fort attendu. Les autres animations vont être reconduites comme le Jeudi des PME, organisé en partenariat avec RIA. Les exposants de l’usine agroalimentaire du futur seront là aussi. Dans le principe, tout ce qui était prévu à Rennes sera à Nantes. Le CFIA est un Salon de proximité qui allie le business et la convivialité. Il s’est construit avec les exposants sur des valeurs de rassemblement et de relationnel. Les gens ont envie de se voir pour construire demain, car ce contact direct ne sera jamais entièrement remplacé par le digital et les réunions à distance. On veut montrer qu’il est possible de rebondir dans ces moments-là.

Propos recueillis par Isabelle Gattegno