Le pôle de compétitivité vient de labelliser quatre nouveaux projets, dont les thématiques portent sur une alimentation respectueuse du sol, préservant le capital santé, et source de plaisir alimentaire. Ils confirment l’engagement de Vitagora pour une alimentation durable. Trois de ces projets sont en lien avec l’alimentation.

P-Probs : la santé par les protéines végétales

Le projet P-Probs, financé dans le cadre de l’ANR, étudie la combinaison de fractions protéiques végétales de différentes natures (albumines, globulines…) et origines (céréales, légumineuses…), pour démontrer qu’il est possible de produire des mélanges ayant une haute qualité nutritionnelle, utilisable dans des compléments alimentaires ou des plats préparés, pour des populations ciblées, et des problèmes de santé spécifiques. P-Probs s’intéresse à l’élaboration de mélanges protéiques destinés aux personnes âgées, avec comme cible la prévention de la fonte musculaire et des dysfonctionnements de l’endothélium vasculaire associés au vieillissement. Le potentiel santé de ces mélanges protéiques sera notamment testé dans deux essais cliniques randomisés sur des personnes âgées. Le consortium de ce projet collaboratif réunit les nutritionnistes des UMR UNH et PNCA, un industriel de la première transformation (Tereos Starch & Sweeteners Europe), et une entreprise (General Mills - Yoplait). Ce projet a commencé début 2019 pour une durée totale de trois ans.

Neose f3 : un « diagnostiqueur » de goût pour l’agroalimentaire

Ce projet, porté par la société Aryballe Technologies avec la participation de l’UMR GMPA (Inra Paris-Grignon) et de l’Isara de Lyon, et financé dans le cadre de l’appel à projets du Concours de l’innovation de FranceAgrimer, ambitionne de développer une nouvelle solution technologique pour un contrôle objectif du goût, grâce à un capteur olfactif. Ce « diagnostiqueur de goût » apportera une meilleure compréhension et la maîtrise du goût nécessaires à l’élaboration de produits alimentaires. L’instrument sera adapté à l’analyse tout au long de la chaîne de fabrication, de l’approvisionnement jusqu’à la livraison du produit fini et intégrable aux lignes de production pour un contrôle et suivi en temps réel du goût. D’une durée de trente-six mois, ce projet représente un budget global de 1,6 million d’euros.

Sweet : comprendre l’impact des édulcorants

Un programme de recherche européen vient d’être lancé en début d’année afin d’identifier les risques et les bénéfices liés au remplacement des sucres. Intitulé Sweet, ce projet financé par la Commission européenne dans le cadre du programme Horizon 2020 réunit, pour une durée de cinq ans, un consortium de 29 partenaires académiques et industriels provenant de toute l’Europe, dont, pour la France : l’UMR CSGA, Tereos, Oniris, CRNH Auvergne et Vitagora. Ensemble, ces acteurs vont étudier les effets potentiellement bénéfiques ou à risque, sur le long terme, liés à la substitution des sucres par des édulcorants dans un contexte de santé publique, de sécurité alimentaire, d’obésité, et de durabilité. Une étude randomisée de deux ans, impliquant 660 adultes et enfants en surpoids ou obèses provenant de plusieurs pays européens (Danemark, Grèce, Pays-Bas et Espagne), est notamment prévue dans le cadre du projet.