Dans sa lettre d’information de décembre, la Fedemet* alerte sur le manque de disponibilité de la cannelle (C. zeylanicum) dans les pays producteurs, conduisant à une hausse des prix. Elle a commencé au Sri Lanka, où le gouvernement a modifié les conditions de rémunération des paysans récoltants.

Ceci a provoqué une rétention des stocks disponibles et une diminution des volumes exportés. La demande non satisfaite s’est reportée sur le marché malgache, le second producteur de cannelle Ceylan.

Madagascar fait également face à une diminution de la disponibilité. En effet, les paysans malgaches ont coupé les arbres au lieu de récolter les écorces sur les branches, sans assurer la replantation de canneliers. Cela les oblige à aller plus loin dans la brousse pour collecter les écorces et à être moins regardants sur les qualités récoltées. Malgré la forte augmentation des prix depuis douze mois, les paysans favorisent les cultures vivrières ou celles de rente, dont les prix sont plus élevés, comme la vanille ou le girofle.

L’offre en baisse des pays producteurs, et le maintien de la demande mondiale ont pour conséquence la hausse des marchés. Les prix de la cannelle devraient continuer à augmenter tant qu’il n’y aura pas de reboisement en canneliers.

*La Fedemet est la FÉDération nationale des Épices, aromates et MÉlanges Technologiques. Elle regroupe le SNPE (Syndicat national des transformateurs de poivres, épices, aromates et vanille) et le Symtia (Syndicat national des fabricants de mélanges technologiques pour l’industrie alimentaire). Ils sont également deux des membres de Fedalim, pôle de regroupement de fédérations ou syndicats professionnels de l’industrie alimentaire.