À l’occasion de son assemblée générale, le 1er octobre, l’Usipa (Union des syndicats des industries des produits amylacés et de leurs dérivés) s’est déclarée partie prenante de l’indépendance protéique française, alors que le « Plan protéines » en préparation devait bientôt être présenté par le gouvernement. « Ce plan saura mobiliser toutes les professions pour une production de protéines abondantes en France. Nous avons rappelé l’importance de flécher les fonds publics nationaux et européens vers la recherche et la promotion de la consommation de protéines végétales en alimentation humaine pour ses atouts nutritionnels et environnementaux », commente Marie-Laure Empinet, présidente de l’Usipa.

Les amidonniers produisent l’équivalent d’un demi-million de tonnes de protéines, pour l’alimentation humaine et animale : drêches d’amidonnerie (Corn Gluten Feed, Wheat Gluten Feed), produits à forte teneur en protéines base maïs, blé, pois et pommes de terre.

La production d’amidon est en hausse de 1,7 %, avec 3,2 millions de tonnes produites en 2018 en France. La filière utilise 6 millions de tonnes de matières premières agricoles non OGM par an, issues de 700 000 hectares cultivés, dont : 2,2 Mt de maïs, 2,8 Mt de blé, 1 Mt de pois protéagineux et de pommes de terre. Structurellement, la production d’amidon a augmenté de plus de 50 % en vingt ans, mais elle est désormais stable depuis dix ans. Sur les 3,2 millions de tonnes d’amidon produites en 2018, seuls 17 % sont vendus sous forme d’amidons natifs. Les 83 % restants sont transformés par l’industrie amidonnière en une diversité de produits : amidons modifiés, sirops de glucose, dextroses, sirops de glucose-fructose, maltodextrines, protéines, lipides et fibres.