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L'actualité des entreprises
agroalimentaires Lettre électronique hebdomadaire n°32
– 22 mai 2003 Vin, liqueurs "modernes" et sans alcool : le trépied de Marie
Brizard
Arrivé à la tête de Marie Brizard
au début de l'année 2002, Eric Brousse estime que le groupe a désormais
ses problèmes financiers derrière lui : l'endettement est redescendu en
dessous des fonds propres et les bénéfices seront de retour cette année.
Il dispose d'un "trépied" de marques sur trois marchés des boissons :
le sans alcool avec Pulco et Sirop Sport, les spiritueux avec Marie Brizard,
Old Lady ou Berger, et le vin. Dans ce domaine, l'acquisition, en 2002,
des Chais Beaucairois (150 millions d'euros de chiffre d'affaires) lui
a permis d'atteindre la taille critique. Le groupe compte désormais parmi
les tous premiers fournisseurs d'un marché encore très atomisé. Selon
Eric Brousse, "la concentration ne fait que commencer" dans l'univers
du vin, en passe de devenir, "dans le monde entier, un marché de marques".
En liqueurs, Marie Brizard mise désormais sur les produits "modernes",
à l'instar de Manzanita dont les 800000 cols vendus la première année
lui donnent déjà un poids supérieur à celui du marché français de la tequila.
Enfin, en dépit du transfert de la production du site de Lieusaint (Seine-et-Marne)
sur Beaucaire (voir RIA News n°26), Eric Brousse réaffirme son intérêt
pour le sans alcool : l'ensemble de l'offre de sirops a été revu et, après
une chute de ses ventes de 23% en 2002, cette baisse a été ramenée à 4%
depuis le début de l'année, soit mieux que le marché. Pour en témoigner,
Marie Brizard va d'ailleurs réinvestir en publicité, pour Sirop Sport
comme pour Pulco. En 2003, le chiffre d'affaires de Marie Brizard devrait
atteindre les 380 millions d'euros (contre 261 en 2002).
Un important
plan de restructuration chez Doux
Comme il l'avait déjà laissé entendre au mois
de juin, le groupe Doux a présenté un plan de restructuration. Ce dernier
a toutefois surpris par son importance puisque pas moins de cinq sites
devraient être fermés, concernant 580 salariés selon le groupe (de 800
à 1000 suivant la FGA-CFDT qui intègre les contrats à durée déterminée
et les intérimaires) : Saint-Nizier dans l'Ain et Malansac dans le Morbihan
en canards, Bapaume dans le Pas-de-Calais en dindes, Plouray dans le Morbihan
en poulets congelés pour l'export ainsi que la plate-forme logistique
de Vannes. En attendant l'avis de l'expert mandaté par le Comité central
d'entreprise, les représentants syndicaux jugent "utopique" la promesse
de reclassement intégral des salariés concernés, même si certains reconnaissent
avoir réussi du "bon boulot" avec la direction lors de la fermeture du
site de Briec dans le Finistère. En compensation, le groupe s'engagerait
à investir dans les sites restants, notamment dans les produits transformés
comme l'y encourage le plan d'aide du ministère de l'Agriculture. Un plan
très "insuffisant" selon la FGA-CFDT, notamment pour l'aval de la filière
et n'évoquant "à aucun moment l'emploi ni les conditions de travail".
Une charte qualité "Paysan breton" chez
Laïta
Laïta a mis en place une charte qualité "Paysan
breton" contrôlée par le Bureau Veritas. La démarche a démarré à la fin
de l'année 2000 et s'est concrétisée, en septembre 2002, par la mise en
place de procédures d'audits internes. Aujourd'hui, 85% de la production
de lait des coopérateurs approvisionnant Laïta répondent à ces critères.
Laïta est la société de commercialisation des produits laitiers des coopératives
Coopagri Bretagne, Even et Terrena. Avec 82000 tonnes de beurres et de
fromages produites par six usines appartenant à ses actionnaires, elle
réalise 328 millions d'euros de chiffre d'affaires, dont près de 80 sous
sa marque Paysan Breton. Première marque du segment des beurres traditionnels,
elle signe également la gamme de spécialités fromagères à tartiner "Les
recettes de Madame Loïk" représentant un millier de tonnes et qui va susciter
un investissement de trois millions d'euros dans la Laiterie Nouvelle
de l'Arguenon (LNA, propriété de Coopagri), dans les Côtes-d'Armor.
Vers
un référentiel commun d'audit industriel pour les MDD
La FCD (Fédération des entreprises du commerce
et de la distribution) travaille à un référentiel unique d'audit des usines
de fabricants de produits alimentaires pour les marques de distributeurs.
En collaboration avec son homologue allemande qui en est l'auteur initial,
elle prépare la quatrième version, franco-allemande cette fois, de l'IFS
dont la mise en route devrait s'effectuer début 2004. Il s'agirait donc
d'un socle distinct du BRC, mis en place dans le même esprit par les distributeurs
britanniques. Rappelons que la réglementation européenne va bientôt attribuer
au distributeur la même responsabilité qu'à l'industriel pour les produits
qu'il vend sous sa propre marque. C'est d'ailleurs cette même disposition
qui a incité Carrefour à mettre en place Trace One (voir RIA News n°25).
Usines. Le groupe Cofigéo
a (enfin) confirmé la reprise à Nestlé France du site de Camaret-sur-Aigues
dans le Vaucluse (voir RIA News n°10) : cette usine a réalisé, en 2002,
un chiffre d'affaires de 90 millions d'euros pour 40000 tonnes de plats
cuisinés. En revanche, la cession par Nestlé de l'usine de Chef-du-Pont
dans la Manche est toujours en cours de négociation.
Codétenue par Coopagri Bretagne et Entremont, la Société fromagère de
l'Ouest va fermer le 31 juillet prochain. Située à Yffiniac dans les Côtes-d'Armor
et fabricant de l'emmental, cette usine emploie 32 salariés pour lesquels
un plan de reconversion est mis en place.
International. C'est bien
le groupe SABMiller qui va reprendre le numéro deux italien de la bière,
Birra Peroni. Le groupe sud-africain débarque ainsi en Europe de l'Ouest
(il est déjà présent à l'Est, notamment avec Pilsen Urquell) en prenant
le contrôle d'un brasseur réalisant 494 millions d'euros de chiffre d'affaires.
Le groupe Illycaffé (193,3 millions d'euros de chiffre d'affaires en 2002)
a investi 8 millions d'euros dans une nouvelle usine de torréfaction située
à Trieste sur 1290 mètres carrés et prévoit quatre millions supplémentaires
pour ajuster ses capacités de production globales et doubler celles de
ses lignes de conditionnement.
Entreprises. Le résultat net
part du groupe Teisseire s'est élevé à 4 millions d'euros en 2002, pour
un chiffre d'affaires de 146,2 millions (voir RIA News n°21), soit une
multiplication par cinq de ses profits par rapport au précédent exercice.
En outre, les comptes du groupe font ressortir un endettement faible,
3,5 millions d'euros, au regard de ses fonds propres, 22,9 millions.
LVMH va céder au groupe CL Financial (qui détient Angostura et est notamment
présent dans Belvédère) sa marque de cognac Hine.
Le résultat net part du groupe de Béghin Say au premier trimestre s'établit
à 176,2 millions d'euros, grâce à un résultat exceptionnel issu des plus-values
générées par ses cessions d'actifs réalisées durant cette période (les
rétrocessions consécutives à la reprise par l'Union SDA).
Produits traiteurs. Selon
le Synafap (Syndicat national des fabricants de plats préparés frais),
le marché des produits traiteurs a progressé de 7,4% en volume et de 9,4%
en valeur en 2002. Une progression certes excellente, mais en voie d'érosion
par rapport aux années fastes. Son président, Michel Giraud, estime que
les industriels devraient mieux maîtriser leurs prix de vente, notamment
dans un contexte favorable aux hard discounters.
Justice. La
Cour européenne de justice a affirmé que le jambon de Parme devait être
tranché et que le Parmesan devait être râpé dans leur zone de production,
donnant tort au distributeur britannique Asda pour le premier cas et à
l'importateur français Ravil (devenu Frico France) dans le second.
Après confirmation par la Cour d'Appel de Paris, la société Champagne
Charles Laffite a été jugée contrefactrice de Piper Heidsieck pour avoir
déposé une marque semi-figurative de couleur rouge et condamnée pour "actes
de concurrence déloyale par agissements parasitaires" pour avoir commercialisé
des bouteilles de champagne revêtues d'une étiquette de cette même couleur.
RIA News est une réalisation du Groupe France Agricole.
Rédaction : Benoît JULLIEN (ICAAL -Tél : 01.42.81.06.12 - Fax.
: 01.42.81.06.18)
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